‹ Traditions et souvenirsChapitre 128 sur 160 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

à cheval pour soutenir le général Auguste Golbert, s'il était besoin. Il prévint en même temps les généraux Lasalle et Maroognet, et le maréchal contremanda la prise de possession des cantonnements. Il écrivait de Guttstadt au major général : s Je vais attendre jusqu'à demain pour connaître les desseins de l'ennemi; s'il arrive sur Guttstadt probablement, comme il l'a fait aujourd'hui sur Heilabei^, par les deux rives de l'Aile, j'empêcherai de contrarier ses vues jusqu'à ce qu'il soit à bonne portée de mes troupes et de mon artillerie ; alors j'ordonnerai l'attaque générale et l'enfoncerai sur tous les points. J'espère qne la leçon qu'il recevra le fera tenir tranquille ^ » .

Le lendemain tout était disposé pour recevoir l'ennemi, mais it se borna à établir ses postes sur les hauteurs en arrière de Bevemicken et de Langwiese sur la rive gauche de l'ÂlIe, et à Wosseden, Reichenbei^ et Sussenberg. Le général Colbert eut l'ordre de le chasser de ces trois endroits et de ne pas lui permettre de pas-

* GatUtadt, ïï février, 6 heures du loir.

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ser sur la rive gauche de la Sensée. Ayant laissé l'ennemi s'approcher de Liebenberg, Kolm et Stoltzhagen, tout à coup il reprit roffensive et le poussa très-vigoureusement, lui tuant, lui blessant et lui prenant du monde, jusqu'au-delà de la petite rivière de la Sensée qui se jette un peu plus loin dans l'Aile. Le général Colbert rentra alors dans sa position.

A la chute du jour, un parlementaire se présenta porteur d'une lettre du colonel de Kleist, aide de camp du roi de Prusse, qui, envoyé par son souverain pour remettre une lettre à l'empereur Napoléon, demandait la permission de traverser nos avant-postes. Le général Colbert , d'après les ordres du maréchal, répondit à M. de Kleist que s'il affirmait sur l'honneur avoir des communications verbales à faire à l'Empereur on le laisserait passer, sans quoi sa lettre seule serait reçue et envoyée ; sur son affirmation, il fut admis à passer et des chevaux furent commandés sur la route pour le conduire au quartier général.

La mission de M. de Kleist était relative à des ouvertures de paix que Napoléon avait fait

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