CHAPITRE XXTIII
quérir quelque certitude sur les forces et les desseins de l' ennemi, avait fait attaquer Peterswaldepar le 6* d'infanterie légère. Bien qu'il fût occupé plus fortement qu'on ne le sup^osait^ le village fut emporté, les trois bataillons russes qui le défendaient fort maltraités ; on leur tua beaucoup de monde, on en prit deux à trois cents, parmi lesquels le général major de Korf et plusieurs ofBciers supérieurs. Les Russes ayant été renforcés par des troupes venues de Zechem, le maréchal se contenta de se maintenir dans ses positions, sans vouloir s'engager davantage. « Comme il devient certain, mandait-il au quartier général, que les lettres interceptées par le général Colbert, hier, contiennent la vérité, je crois nécessaire, pour ne pas compromettre, en avançant, mon corps d'armée, de me replier demain sur Allenstein. J'envoie à Osterode le général fait prisonnier ; il est disposé à donner tous les renseignements pourvu qu'on ne lui fasse pas de mal * (ce sont là ses expressions) ; aussi, avec des caresses, on peut en tirer des lumières. » Puis il ajoutait : a Le
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6« léger s'est couvert de gloire dans l'attaque de Peterswalde. » On est étonné de ne pas voir le maréchal citer les noms du général de brigade Liger-Bélair, du colonel Laplane, auxquels revenait une grande part de l'honneur de la journée. Mais il en était souvent ainsi à cette époque : il y avait des gens dont la réputation était si bien établie, qu'ils semblaient au-dessus de reloge. Dans cette même journée^ toutes les attaques faites sur la rive droite de l'Aile avaient été repoussées par les généraux Colbert et Lasalle *.
Malgré ce succès, le maréchal Ney crut devoir faire ses préparatifs pour se porter le lendemain plus en arrière : il fit replier le Sg* de ligne sur Schmolainen, à l'exception de quelques compagnies laissées dans la forêt pour couvrir le mouvement de retraite qui- devait s'opérer le lendemain à 4 heures du matin.
Le lendemain 37, en effet, les divisions des généraux Marchand et Gardanne abandonnèrent les positions qu'elles occupaient pour se diriger sur AUenstein. Les généraux Bélair et
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