‹ Traditions et souvenirsChapitre 131 sur 160 · CHAPITRE XXTllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXTllI

Colbert, qui avaient passé sur la rive gaache de l'Aile pour les soutenir, et qui s'étaient maintenus le plus longtemps possible à Schmolaînen, se retirèrent sur la rive droite, détruisant les passages et créant tous les obstacles qui pourraient arrêter l'ennemi. Le général Colbert fermant la marche avec le 89* et le 10' de chasseurs, arriva à Guttstadt, qu'il ne quitta qu'à niidi et demie, suivant et couvrant le corps d'armée qui se dirigeait sur AUenstein.

On était en route depuis deux heures, lorsque tout à coup une nuée de Cosaques fondit sur l'arrière-garde. Les voltigeurs et quelques compagnies du Sg** les attendirent à bout portant et Brent un feu très-meurtrier qui commença à jeter le désordre parmi eux; le lo* de chasseurs les chargea alors, et en sabra et prit une trentaine. Leur audace sembla d'abord un peu calmée par cette réception, ils se bornaient depuis quelque temps à suivre en faisant le coup de pistolet, lorsqu'à la sortie du village de Spiegelbei^, ils firent une charge générale en poussant des cris affreux ; cette fois, ils eurent à essuyer tout le feu d'un bataillon qui en

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jeta un grand nombre par terre; puis le lo" de chasseurs, se précipitant sur eux, aclieva de les mettre dans une déroute complète. Dès lors, on ne les aperçut plus que nous suivant de loin. Leur rage était telle, que plusieurs dont les chevaux avaient été tués refusèrent de se rendre et furent tués à coups de baïonnettes.

Enfin l'ennemi renonça à toute tentative et disparut. Le général Colbert me dît, écrivait le maréchal Ney dans son rapport ; c Je me moque de tous les Cosaques de la terre avec un régiment aussi bien commandé que le 3^' '. >

Pendant cette marche , le général Lasalle avec sa cavalerie légère et huit compagnies de voltigeurs était en communication avec le général Colbert, couvrant son flanc gauche, et se retirait par Eschenau , Gratken, ToUack et Alt- Wartenburg. Vers le soir , le corps d'armée avait atteint Allenstein.

On lit, dans la correspondance de Berthier avec les maréchaux, correspondance dictée par l'Empereur lui-même, et en tout cas inspirée

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