CHAPITRE XXVIII
comme d'un rideau pour nous masquer ses mouvements '. a
Déjà, par suite de la première lettre que j'ai citée, le maréchal Ney avait pris des dispositions analogues à celles indiquées ici. L'Empereur enfin, voulant assurer la reprise de Guttstadt, effrayer l'ennemi et le forcer désormais à se tenir sur la réserve, ordonna pour le 3 mars une prise d'armes générale.
Bernadotte et Soult, débouchant par le pont de Spanden, devaient envelopper les avantpostes ennemis, puis se porter, le premier sur Mehlsac, le second sur Wormditten, tandis que Ney, après avoir culbuté tout ce qu'il trouverait devant lui, marcherait sur Guttstadt et s'en emparerait.
Cette expédition devait être considérée sous le même rapport que le serait la sortie d'une place forte ; puis tes maréchaux devaient rentrer dans leurs cantonnements. Les choses se passèrent comme l'Empereur l'avait ordonné.
Bernadette se porta vers la gauche sur Mehl-
* Bf«tbi«n Dumas, Précis des évéïunuHls miUtairtt, lone XVni,
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sac, en faisant replier tous les avant-postes; Soult, présentant des têtes de colonne sur les quatre points de Spanden, AIcken, Sporthenen et Pithenen, déboucha par Alcken et Sporthenen, et poussa devant lui tout ce qu'il rencontra. Dans le même temps, Ney, à trois heures du matin, faisait prendre tes armes sans batteries à ses troupes réunies en grande partie à Deppen ; la brigade Roguet de la division Gardanne marchait à l'ennemi par Queetx, puis, laissant à droite Glottau , se dirigeait rapidement sur Guttstadt qui devait être attaqué dans le même moment par le général Liger-Bélair venant de Knopen. Pendant ce temps, le général Colbert avec une brigade d'infanterie, le 3^^ de ligne, le 6^ léger et sa cavalerie arrivant à Glottau , tournait à gauche, passait en avant de Guttstadt, occupait Lingnau et Altkircken, de manière à couper la retraite à l'ennemi de ce côté. La cavalerie du général Lasalle, les brigades Marcognet et Labassée étaient placées en réserve dans la plaine qui est au-dessous de Glottau, ainsi que la division du général Grouchy qui fermait la marche.
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