‹ Traditions et souvenirsChapitre 37 sur 160 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

elles-mêmes par une brigade de cavalerie légère (4* de hussards et 5' de chassein^), conduite par le prince Murât. Après avoir passé par Labenstein et Ëbersdorf, il» aj-rivèrent en face de Saatbourg, petite ville -sur la Saale, où se rencontra le premier détachement prussien. L'empereur, qui était à peu de distance , donna l'ordre d'attaquer, et, voulant assister lui-même au début de la campagne, il se porta en tête de la cavalerie, sur les hauteurs de la rive gauche de la Saale, pour examiner te passage. Sa présence, la proclamation qu il fit lire à l'armée, excitèrent l'enthousiasme des soldats déjà impatients de combattre.

Les troupes qui étaient à Saalbourg faisaient partie du corps du général Tauenzien ; bien que la position qu'ils occupaient fût bonne, en présence des forces qui s'avançaient, elles se hâtèrent dé se replier sur Schleitz , où était le gros du corps. Le lendemain 9, le général Tauenzien, déjà en retraite sur Auma, fut culbuté avec une perte de 700 hommes environ. Dans cette première rencontre, la cavalerie avait été vigoureusement engagée départ et d'aulre, et Murât

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serré de près ; aussi l'empereur le blâma de s'être ainsi aventuré avec une seule brigade.

Le 1 1 , Bernadette arrivait à Âuma, et Murât marchait sur Géra, enlevant sur sa route un convoi de cinq cents voitures. Le maréchal Davout suivitia même route que le premier corps jusqu'à Auma; le 1 1, il reçut l'ordre de se rapprocher de la Saale et. s'établit à Mittel-Polnitz.

Ia colonne de gauche, en tête de laquelle marchait le maréchal Lannes avec le cinquième corps, après avoir franchi les montagnes, était arrivée à Grafenthal , d'où elle s'avença sur Saaifeld.

Le prince Louis de Prusse l'occupait ainsi que Rudolstadt, avec onze bataillons et dix-huit escadrons, afin de couvrir le mouvement de flanc du corps de Hohenlohe, dont il formait l'avantgarde. Napoléon, auquel ne déplaisait pas le caractère de ce prince , causant avec ses généraux avant la' campagne, avait dit ; « Pour celui-là, il se fera tuer. »

Bien que le prince pût, des hauteurs de Rudolstadt, juger des forces considérables auxquelles il allait avoir affaire, et que ses instruc*

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