CHAPITRE XXV
de bataille d'Auerstsedt, s'étaient en partie dispersées pendant la nuit, et ne comptaient plus le matin que 8 ou lo bataillons réunis. Ce ne fut que le surlendemain delà bataille, le i G octobre, que le prince de Hohenlohe rencontra le roi à Sonderhauseti , et apprit quelques nouvelles de l'armée qui avait combattu sous ses ordres à léna.
Le roi lui donna le commandement de toutes les troupes, en indiquant Magdeboui^ comme lieu général de rassemblement; lui-même allait essayer de couvrir Potsdam et Berlin, et, s'il n'était plus temps de se reformer sur l'Oder, de rassembler ses troupes sur la Vistule.
Dès le i4t Murât, avec ses dragons, ses cuirassiers et la cavalerie de Ney, était entré dans Weîmarà lasuitede ceux qu'il poursuivait. La ville de Goethe, de Schiller, ce séjour de la poésie, des rêves, de l'esprit, de la littérature, naguère encore si paisible, retentissait sous les pieds des chevaux du vainqueur.
Le général Kapp, que l'empereur avait envoyé près de Murât, raconte qu'ils allèrent trouver la duchesse Amélie qui n'avait point voulu
quitter Weimar. Ils la trouvèrent entourée de ses dnmes et furent frappés de son calme et de sa dignité. Murât fut logé au château. Quant au maréchal Ney, toujours un peu offusqué de la dignité d'Altesse et par le souvenir de ses vieilles querelles avec Murât, il se contenta d'une auberge de la ville.
Mon père, après avoir poussé son avant-garde sur la route d'Krfurth, était venu le rejoindre. La blessure qu'il avait reçue, un peu plus sérieuse qu'elle n'avait paru d'abord, l'empêcha de marcher et même de monter à cheval pendant quelques jours. Ce fut de Weimar qu'il donna de ses nouvelles. Je lis dans cette lettre : o J'ai été trop occupé pour écrire, Edouard s'en est chargé. J'ai été assez heureux pour bien servir. Un' de mes aides de camp a été blessé, l'autre * a eu son chapeau percé de balles. J'ai été légèrement blessé, dans huit jours j'en senii quitte ; tout cela n'est rien, je repars ce soir, u
Ce qu'il ne dit pas, d'autres se sont chargés de le dire. Que de fois j'ai entendu parler
' Ia' lapilaiiie De^-fossiis, ' Le licuU'iiaiil Urunel,
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