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CHAPITRE XXV

nirs devenus la proie de l'étranger, étaient des nations braves, des plus guerrières qui fussent au monde, qni, elles aussi, avaient eu leurs joDrs de gloire, de triomphes, et possédaient à l'égal de leurs adversaires tous les moyens de défense et d'attaque que pouvait fournir la science militaire.

Mais ce n'était pas tout : il était dit que de cette grande armée dont la Prusse était si Hère ilyavaitpeudejoursencore, » peine si quelques milliers pourraient échapper.

Comme nous l'avons vu , le roi Frédéric- Guillaume avait un instant espéré que le prince de Hohenlohe, auquel il avait donné le commandement de toutes ses troupes après léna, pourrait reformer sous te canon de Magdebourg les nombreux débris qui se seraient réfugiés dans cette place. Mais la poursuite de Murât, de Soult et de Ney avait été tellement rapide, que les colonnes françaises, poussant les colonnes ennemies, arrivaient en même temps qu'elles et les refoulaient dans la ville. Le nombre des troupes qui s'y entassait augmenta la confusion; aussi Napoléon mandait-il : « Magdebourg est

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Ui TRADITIONS ET SOUVENIRS.

une souricière qui attire aujourd'hui tous les hommes égarés depuis la bataille ; il faut donc maintenant battre le pays à quinze ou vingt lieues ; alors on ramassera beaucoup de monde. >

Hohenlohe y était arrivé le ao; il y apprit le combat de Halle, la marche rapide des Français débordant par la droite et gagnant Berlin. Il n'y avait plus dès lors à penser à la possibilité de se maintenir sur l'Elbe ; îl résolut donc de se porter le plus vite possible vers l'Oder et de gagner Stettin. La route la plus directe est par Brandebourg et Berlin; il ne pouvait la prendre sans s'exposer à rencontrer nos colonnes. II y en a une autre plus au nord par Rathenow , Ruppin, Zehdenick, Prenziow, enfin Stettin.

Il partit le a3, prenant cette direction, emmenant avec lui vingt-huit bataillons et dix-neuf escadrons; le gros de sa cavalerie, qui était cantonné vers Glandau, l'ayant rejoint avec d'autres troupes d'infanterie, il se trouva, le a5, à la tête de cinquante bataillons et de cent cinquante-neuf escadrons.

Mais, au lieu de marcher rapidement au but et en masse, il éparpilla ses troupes pour avoir

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