CHAPITRE XXV. lis
des vivres, sans avoir même 1« soin de faire flanquer «t oouvnr sa droite par ta nombreuse cavalerie, qu'il porta au contraire à son extrêoie gaudie vers Wittstock; son infanterie marcha sur New-Ruppin, et il dirigea une faible avantgarde de cavalerie sur Zehdenick.
C'est à Zehdenick que se confondent les deuï routes qui mènent à Stettin, oelle que suivait H<^ienl(^e et celle venant de Berlin par Oraniaiboni^, et par laquelle pouvaient déboucher les Français. Zehdenick était donc le point qu'il allait gagner à tout prix et en forces avant eux. Mais, pourtiela, il eût fallu marcher plus vite que ne le &isaient les Prussiens. Lorsqu'ils avaieut fait six lieues par jour, ils croyaient avoir £ùt tout oe qui était possible, tandis que les Français en Élisaient douse ou treize *.
Ce fot le a4, que l'empereur apprit qu'une colonne considérable, scHlie de Magdebourg, se dirigeait vers le Nord. Murât, après avoir poursuivi dans le Hartz les colonnes ennemies, sommé en passant Magdebourg et battu le pays autour de cette place, ^'e^ait d'arriver à Potsdam.
* Lellre du maréchal LaiiMB.
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iU TRADITIONS ET SOUTENiaS.
L'empereur lui ordonna de porter immédiatement sa cavalerie légère à Oranienbourg, pour de là pousser des partis dans toutes les directions , et, dès qu'on aurait connaissance de l'ennemi, le pouT&uivre à outrance avec ses deux divisions de dragons et tout son monde. Le maréchal Lannes devait le suivre et le soutenir avec son infanterie.
Le général Lasalle, qui commandait l'avantgarde de Murât (5* et y" de hussards), fut bientôt sur la trace des Prussiens. Dès le 27, il ar^ rive à Zehdenick, tombe sur la faible avantgarde de Schimelpening, et la disperse.
Hohenlohe, qui espérait être lui-même le ny à Zehdenick, le lendemain à Prenzlow, gagner ensuite le défilé de Locknitz et se trouver en sûreté le 29 à Stettin, était à Gransee, lorsqu'il apprit la défaite de son avant-garde. Renonçant alors à suivre la route directe, il se jeta à gauche pour gagner Botzenbout^, en passant par Furstenberg et Lychen, où il pensait retrouver Blùcher avec luie partie de la cavaleiie. Quant à Murât, toujours précédé par Lasalle, qui marchait sur Mittenwalde, faisant éclairer sa gauche
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