‹ Traditions et souvenirsChapitre 77 sur 160 · CHAPITRE XXTl. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXTl. i

ofifrir : la cession de la Silésie en échange de la Gallicie.

Enfin , dans ta position si avancée , si précaire, cil se trouvait l'armée française, il fallait mettre à l'abri des attaques de ses nombreux ennemis le vaste empire qu'il laissait derrière lui, et s'assurer des moyens de remplir les vides que la guerre, les fatigues, le climat allaient faire dans l'armée.

Sur tout le littoral immense qui s'étend du golfe de Gascogne jusqu'à la Hollande, partout un système de défense avait été prévu et oi^anisé ; il était en |)artie confié à des gardes nationales placées sous la vieille expérience des généraux Canclaux, Lamartillière et Rampon*.

Par un sénatus-consulte, un appel de 80 mille hommes était fait par anticipation sur la classe de 1807. Déjà il en avait été de même l'année précédente. Les conscrits, partant des dépôts, étaient successivement envoyés à Mayence ; là, formés en régiments provisoires, ils rejoignaient l'armée pour y compléter les effectifs. De cette

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manière, on évitait les petits détachements, et les colonnes, traversant sans cesse le pays envahi, y maintenaient la tramquiltité et la soumission. Les contingents de la confédération du Rhin furent employés à la réduction des places fortes ou à leur occupation. Des troupes enfin furent tirées de Tltatie.

Mais ce n'était pas tout encore : il ne fallait pas seulement contenir sous te joug et par la force la Prusse, la Hesse, le Hanovre, le Mecklembourg, etc. ; si on voulait en tirer des ressources, afin de poursuivre cette guerre lointaine contre laRussie, il fallait, après les commotions, les violences de la guerre, de la conquête, faire renaître, autant que possible, l'ordre, la régularité, a6n que la vie sociale, les transactions, pussent y reprendre leur cours.

Pour atteindre ce but, Napoléon conserva les diverses administrations, maintenant les fonctionnaires de tout ordre ; seulement il les plaça sous la directionde gouverneurs généraux, d'intendants français; de telle sorte qu'en tenant entre ses mains l'autorité suprême, les populations régies par les mêmes lois, le même mode .

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