CHAPITRE XXYI
ficul^ que Soult et Augereau passèrent la Vistule entre Modiin et Wisigrod.
Pendant ce temps, le maréchal Ney s'approchait de Thom, précédé par le général Colbert avec sa cavalerie, le 27* de ligne et une batterie d^artillerie. Le maréchal, ayant rejoint, le 4 décembre, son avant-garde à Bromberg, fut reconnaître lui-même le cours de la Vistule, à partir de l'embouchure de la Braha; en descendant le 6euve , puis ordonna au général Colbert de s'étendre par Fordon jusqu'à Schweidnitzpour garder la rive gauche du fleuve , surveiller ce qui se passait sur la rive droite et rassembler enfin tous les bateaux qu'il pourrait trouver.
Thom, désigné pour le point principal du passage des troupes, est situé sur la rive droite de la Vistule fort large en cet endroit : on y aboutit par un pont de 34o toises ; ce pont avait été fort endommagé, mais pouvait se réparer; Ije lieutenant général Lestocq, commandant le corps prussien, y avait son quartier général, et ses troupes s'étendaient sur la rive droite jusqu'aux environs de Dantzig.
D'après les renseignements qn^obtint le ma-
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18i TRADITIONS ET SOUVENIRS.
réchal, on n'avait pas encore vu de Russes sur la rive droite, bien qu'on en parlât beaucoup, et les Prussiens n'avaient le long de la rivière que des postes d'observation. Enfin, il n'y avait pas beaucoup plus de 4oo hommes dans la ville. Ney résolut alors de l'enlever par un coup de main.
Le maréchal commença par s'emparer d'une tle qui se trouve dans le fleuve «n face de Thorn. !« lendemain, le colonel Savary, avec 4oo hommes de son régiment et les voltigeurs du 69', aidé par des bateliers polonais, traversa le fleuve malgré les glaces et le feu de l'ennemi, et en peu de temps s'empara de la ville.
Une fois qu'on en fut mattre, les premiers soins du maréchal furent de s'y établir fortement. Il fallait d'abord rétablir les communications avec la rive gauche, puis faire de Thorn une tête de pont à l'abri de l'ennemi. I^ pensée de l'empereur. était de faire de cette ville un grand dépôt, une place de ravitaillement.
Peu à peu l'infanterie passa sur la rive droite ; pour la cavalerie, ce fut plus difHcile. Le général Colbertparvintenfin, le 7, à faire passer la sienne
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