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CHAPITRE XXYI

ainsi que lé 27* de ligne ; immédiatement il fit occuper Culm et ses environs pour garder les routes de Graudenz et de Strasbourg, où étaient les principales forces de l'ennemi. Il devait en outre pousser des partis de cavalerie en avant et se relier par sa droite aux troupes du général Marchand.

On est assez souvent disposé à taxer le maréchal Ney de témérité ; j'ai déjà eu l'occasion de montrer que, s'il était audacieux, il était prudent comme le sont tous les hommes de guerre éminents.

Ainsi, le 11 décembre, il écrivait à l'empereur : « Dès mon passage sur la rive droite de la Vistule, j'ai senti. Sire, combien je devais être circonspect pour conserver le poste important que j'occupe, et que je ne devais pas aller au-devant des forces ennemies trop supérieures à moi, ou les attirer en m'éloignant de mon poste. Mes cinq régiments d'infanterie 6' léger, 37', 39', 76' et '19' de ligne, ainsi que le 3' de hussards et le i o* de chasseurs , forment cinq colonnes principales, à une profondeur de huit lieues, dont la base est Thorn, la droite au con-

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fluent de la Drewenz et de la Vistule, la tête à Gollup et la gauche à Gulm. Chacune de ces colonnes a de l'artillerie, et l'intervalle qui les sépare est couvert par des partis de cavalerie : ils sont disposés de manière à pouvoir se secourir réciproquement au besoin, et à se replier dans des positions concentriques en arrière.'. »

Mais bientôt cette aile gauche s'augmenta du corps de Bernadette arrivé à Thom le 19, d'un corps nombreux decavalerie placé sous les ordres du maréchal Bessières, formé de la division de cavalerie légère du général Tilly, des divisions de dragons de Groucfay et de Sahuc et de la division de grosse cavalerie du général d'Hautpoul.

Ney et Bessières furent mis sous les ordres de Bemadotte ; mais, il faut le dire, la limite des droits de chacun n'ayant jamais été bien tracée, les deux maréchaux, quoique en apparence subordonné^, continuaient à correspondre avec l'empereur et le major général, et en recevaient des ordres directs ; il résulta souvent de ceUe position mal déBniedes tiraillements et des

* Archtvei da dépAt de la goem, coimpondiDce dn 6< corp*. Voir le* pticeijiuliGcativw.

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