CHAPITRE XXVI
discussions, dont leur correspondance porte de fréquents témoignages. On est même parfois étonné de voir l'empereur ne passe prononcer et laisser certaines questions indécises entre ses lieutenants.
Le corps d'Augereau avait franchi la Vistule à Zakroczim, et Soult à Wyzigrod : de telle façon que, du 20 au a3 décembre, tous les corps de l'armée française de Varsovie à Thorn étaient passés sur la rive droite de la Vistule. C'était de Posen que Napoléon avait ordonné tout ce grand mouvement. Le 18, il entrait dans Varsovie au milieu d'acclamations enthousiastes.
Cependant le feld-maréchal Kamenski, ayant rejoint son armée et pris le commandement, voulut signaler son arrivée. H fit faire un mouvement en avant et porta son quartier général à Nasieisk '.
Voici quelle était la position de l'armée russe le 23 décembre : elle occupait le trapèze formé par l'Wkra et la Narrew venant se jeter dans le
' Il répoDdgit à ceux qui lui fiiuient obsener que ce n'étaient pas des Tores qa'on «Tait devant soi, mais nne armée ex périiuentée, 'dirigée par un grand {[énéral : a Je me sens assez de moyens pour combattre et vaiDcre Bonaparte à la Souvarow. ■
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Bug qui en foime le petit côté. Osterinann- ToUtoy était à Nasielsk avec le quartier général, ayant ses avant-postes à Czamowo. A Laplachia sur la Soma , petite rivière qui se jette un peu plus loin dans rWkra, était la division Sacken; à ZebrouskisurlaNarew^Sedmaratski ; Benningsen à Pultusk avec la division Galitzin ; Anrepp , du corps de Buxhowden , à PopowosurleBug, et les trots autres divisions du même corps à Ostrolenka.
On peut juger sur la carte du décousu de ces dispositions. Au reste les mouvements de troupes semblaient indiquer de la part des Russes l'intention de prendre l'offensive. Napoléon résolut de les prévenir; d'ailleurs, resserré sur la Vistule, il voulut élargir le champ devant lui, pour y voir plus clair et se rendre compte de ce qu'il ne pouvait que soupçonner, car dans ce pays coupé par de nombreux cours d'eau, des forêts, des marécages, où les alternatives de froid et de dégel changeaient une terre noire et légère en une boue liquide où l'on enfonçait, dans une saison enfin où il y avait seize heures de nuit sur vingt-quatre, les reconnais-
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