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CHAPITRE XXVI

attaque vigoureuse au milieu de leurs divisions éparses.

De tous côtés les généraux se mettaient en retraite, mais ce n'était pas tout. Déjà, sur leur .droite, Augereau, après avoir forcé le passage de rWkra, s'avançait sur Noviomasto. L'empereur, pour achever de tourner les Russes par leur droite et le» devancer sur leur ligne de retraite, donnait l'ordre à Soult de se porter de Chicanow par Mackau sur leurs derrières.

Le plan de Napoléon s'explique de la manière la plus nette : après avoir désorganisé l'armée russe, en la brisant au centre, il lallait l'envelopper avec sa gauche.

Le' vieux maréchal Kamenski comprit toute l'étendue du péril dont il était menacé, il ordonna précipitamment la retraite sur Ostrolenka et Lomza; craignant qu'elle ne fût rjilentle par l'artillerie dans la vallée de la Narew détrempée par le dégel et les pluies, il donna ordre de l'abandonner ainsi que les bagages, lorsqu'on s'y verrait obligé. Les généraux russes, qui ne pensaient pas en être réduits à une pareille extrémité, se révoltaient contre cet ordre : et

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Kamenski, redoutaat peut-être un sort semblable à celui de Mack, perdit la tête et abandonna l'armée qu'il laissa sans chef.

Toutefois il avait vu juste, plus juste que ses lieutenants, et il est fort présumable que si les Français avaient eu pour eux le beau temps et de bons chemins, l'armée russe eût été exposée à subir un grand désastre. Dans l'état de confusion où étaient les Russes, les généraux réunirent les divisions éparses comme ils purent: Benningsen était à Pultusk avec presque toute son armée , Galitzin à Golymin avec une partie de sa division, une partie de celle de Sacken et la division Doctorow du corps de Buxhowden; celui-ci était à Mackau avec Tutschakow ; deux autres de ses divisions, celle d'£ssen et d'Anrepp, étaient au-delà de la Narew, à Popowo, sur la rive droite du Bug.

Benningsen s'établit en avant de Pultusk avec 60 bataillons, 80 escadrons, une nombreuse artillerie de position et résolut de tenir ferme. Lannes, n'ayant avec lui que son corps d'armée, les divisions Sucfaet et Gazan, la division Gudin du corps du maréchal Davout et la di>

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