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CHAPITRE XXVI

de marcher par tous les temps au milieu de ses soldats, partageant avec eux les fatigues, les périls, leur parlant, s'amusant de leurs propos. < H faut tout de même que vous ayez un fameux coup dans la tête, pour nous mener sans pain dans des chemins comme ^ ! » lui disaientils, c Encore quatre jours, répondit l'empereur, et je ne tous demande plus rien, vous serez cantonnés. » — « Allons, encore huit jours, mais souvenez-vous-en, parce que nous cantonnerons tout seuls après. » 11 aimait cette liberté de langage de la part des soldats, et ét&it persuadé que ceux qui lui parlaient ainsi étaient les plus braves '.

Si les corps d'armée formant l'aile droite de l'armée française avaient manœuvré par leur gauche pour tourner la droite de l'armée russe, les trois corps de Bemadotte, de Ney et de Bessières avaient manœuvré par leur droite pour tourner la gauche du corps prussien du général Lestocq. Le 33 décembre, les trois corps étant sous la direction du maréchal Bemadotte, le maréchal Bessières se porta avec sa cavalerie par Ruppin

* MéimArt* du due dâ Bovigo, lome W, page i3.

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sur Biezun, point important sur la haute Wkra, par lequel les Prussiens pouvaient se lier à l'armée russe. Lestoeq de son coté} dirigeait un corps de 6,000 hommes d'infanterie; le maréchal Bessières, les voyant arriver en plusieurs colonnes, les fit cliarger par les dragons du général Grouchy, avant qu'ils pussent se former. Cette charge impétueuse les rompit : on prit environ 5oo hommes et cinq pièces de canon.

La division Dupont et la division Drouet avaient passé la Drevenz à Gollup ; Ney avec son infanterie occupait Strasbourg et faisait éclairer sa gauche jusqu'à Garnsee par le général Colbert. Comme il couvrait l'extrême gauche de l'armée, il avait, pour me servir des expressions de l'ordre du maréchal Ney, « l'honneur d'adresser des rapports directs et journaliers à Son Altesse le prince de Ponte-Corvo. N'ayant que peu de monde avec lui, ajoutait l'ordre, et beaucoup à surveiller, il ne pourra rester à poste fixe, et sera toujours obligé d'être en alerte, »

Le maréchal partit des environs de Strasbourg le a3, jour du combat de Biezun, avec les divi-

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