‹ Traditions et souvenirsChapitre 92 sur 160 · CHAPITRE XXVL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVL

escarmouche, il pénétra dans la ville, où se trouvaient de nombreux blessés abandonnés par les Vt ussiens : parmi eux étaient deux aidesde-camp du général l-jcstocq, dont l'un était mourant. Le bruit courait dans la ville qu'une colonne de la mille Russes était à Prasnyc,etque Willenberg, qui renfermait des magasins considérables, était peu défendue. I^ général Colbert, étant parti de trèa-bonne heure, trouva l'entrée du bois de Klein-Schimauen défendue par cinq escadrons et un bataillon d'infanterie légère. Dès qu'il, eut reconnu la position de l'ennemi, il fit attaquer les avant-postes, charger et sabrer l'un des escadrons, auquel on prit deux officiers et 1 5 cavaliers ; le reste s'était réfugié dans le village de Gross-Schimauen : il .le fit canonner, et tes voltigeurs du 69* étant arrivés, malgré l'infériorité de leur nombre, ils s'avancèrent sur le village qui /ut emporté. L'ennemi nous abandonna ses blessés et quelques prisonniers.

Continuant sa poursuite, le 3i décembre, le général G)lbert traverse Ortelsbourg, tombe sur l'arrière'garde ennemie , la fait charger

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aOS TRADITIONS ET SOUVENIRS,

vigoureusement , lui prend quatre otHciers et soixante fusiliers du régiment de Bulow. De là, se dirigeant par Passenheim et Wartenbourg, il arrive à Guttstadt qui devait être témoin de tant de combats glorieux pour le 6* corps. Puis alors, suivant l'ordre qu'il avait reçu de balayer la rive droite de l'Aile, il traverse Heilsberg, plus tard le théâtre de luttes terri' Mes. Près de Lauterfaagen, il rencontre un parti de hussards qui fut sabré ou pris. Averti que la ville de Bartenstein renfermait des magauns, il prit ses dispositions pour la Surprendre et y pénétra dans la nuit du 7 janvier ; on y trouva encore un détachement de dragons et de gardes du corps: cens qui ne Airent pas pris se noyèrent en voulant traverser l'Allé. Toujours en descendant la rivière, on trouve Schipp«ibeil. La tête de l'avant-garde du général CoAhert y pénétra le 10 janvier. L'ennemi, étant revenu le lendemain avec de l'infanterie et du canon, nous en délogea, mais notre infanterie arrivait à son tour ; Schippenbeil fut repris et occupé solidement dans la journée du II.

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