CHAPITRE XXVII. m
L'Empereur aTec sa garde retourna. à Varsovie. Le 4. et le 7 décembre, il arrêtait et prescrivait les cantonnements que devait occuper Tannée.
Le corps du maréchal Soult était placé derrière rOrzye et le quartier général à Mackaui ; Davout entre l'Wkra et la Narew, autour de Pultusk ; Lannes dans la presqu'île entre le Bug, la Vistule et la frontière autrichienne. La division Suchet occupait Praga. Le corps du maréchal Augereau était entre la Vistule et rWkra, près Wysigrod. Le centre et l'aile droite devaient être couverts par toute la cavalerie légère, formant un premier rideau derrière lequel venaient se placer les divisions de dragons et de grosse cavalerie. Enfin, en arrière, s'étendaient, comme nous venons de le voir, entre les afHuents du Bug et de la Vistule, les cantonnements de l'infanterie en avant de Varsovie. Les points de rassemblement, l'emplacement des parcs et des magasins étaient minutieusement Gxés.
Quant à l'aile gauche, toujours placée sous le commandement de Bernadotle, elle devait
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s'étendre jusque vers Ëlbing^ bloquer Graudenz et Dantzig et menacer K.œnig3berg. On lui avait adjoint les troupes auxiliaires de Bade, Hesse-Darmstadt , Wurtzbourg, 1 5 mille hommes environ et un nombre à peii près égal de troupes polonaises, ce qui^ avec les corps français, formait près de 5o mille hommes. Le corps de cavalerie que commandait le maréchal Bessières fut dissous, et les différents régiments rejoignirent leurs corps d'armée.
Le corps du maréchal Ney devait occuper Soldau, Mlawa et Chorzel, ses avant-postes sur Willenberg. Il devait se lier par sa droite au corps du maréchal Soult, et par sa gauche au prince de Ponte-Corvo. Les instructions données à tous les maréchaux leur prescrivaient de maintenir leurs troupes en repos et de se tenir prêts à tout, sans provoquer l'ennemi.
L'Europe, attentive et muette, assistait alors à un spectacle extraordinaire : celui d'une armée de 200 mille hommes, isolée à 5oo lieues de ses frontières, tenant en respect derrière elle, par la victoire ou par la crainte, quarante millions d'Allemands, menaçant devant elle un im-
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