CHAPITRE XVfi m
sd réparer. Lelieuteiutat-géuéral Lestocq, couuuaiidaiit le corps prasueoy y avait son quartier général» et ses
troupes s'étendaient sur la rive droite jusqu'aux enviroQs de Dautzig.
D'après les renseignements qu'obtint le maréchal, on n'avait pas encore vu de Russes sur la rive droite, bien qu'on en pariât beaucoup, et les Prussiens n'avaient le long de la rivière que des postes d'observation. Enfin, il n'y avait pas beaucoup plus de 400 hommes dans la ville.Ney résolut alors de Tenlever par un coup de main.
Le maréchal commença par s'emparer d'une ile qui se trouve dans le fleuve en face de Thorn. Le lendemain, le colonel Savary, avec 400 hommes de son régiment et les voltigeurs du 69®, aidé par des bateliers polonais, traversa le fleuve malgré les glaces et le feu de l'ennemii et en peu de temps s'empara de la ville.
Une fois qu'on en fut maître, les premiers soins du maréchal furent de s'y établir fortement. U fallait d*abord rétablir les communications avec la rive gauche, puis fiiîre de Thorn une téte de pont à Tabri deTennemi. La pensée de Fempereur était de faire de cette ville un grand dépôt, une place de ravitaillement.
Peu à peu l'infanterie passa sur la rive droite ; pour la cavalerie, ce lut plus difficile. Le général Colbert parvint enfin, le 7, à faire passer la sienne ainsi que le 27^ de ligne ; immédiatement il fit occuper Gulm et ses envii'ons pour garder les routes dcGraudenz et de Strasbourg, où étaient les principales forces de l'ennemi. U devait en outre pousser des partis de cavalerie en avant et se relier par sa droite aux troupes du général Marchand.
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On est assez souvent disposé à taxer le maréchal Ncy de témérité; j'ai déjà eu Toccasicm de moatrer qoe^ s*il était audacieux, il était prodent comme le sont tous les hommes de guerre éminents.
Ainsi, le 11 décembre, il écrivait à l'empereur : a Dès mou passage sur la rive droite de la Vislule, j'ai seuli, Sire, combien je devais être circonspea pour conserver le poste important que j^occupe, et que je ne devais pas aUer au-devant des forces ennemies trop supérieures à moi, ou les attirer en m'éloignant de mon poste. Mes cinq régiments d'infanterie, 6« léger, 27% 30% 76^ et 69* de ligne, ainsi que le 3^ de hussards et le 10^ de chasseurs, forment cinq colonnes principales, à une profondeur de huit lieues, dont la base est Thorn, la droite au conûuent de la Drewenz et de la Yistule, la téteàGollup et la gauche à Gulm. Chacune de ces colonnes a de Tartillerie, et Tintervalle qui les sépare est couvert par des partis de cavalerie : ils sont disposés de manière à pouvoir se secourir réciproquement au besoin, et à se retirer dans des positions concentriques en arrière » (1).
Hais bientôt cette aile gauche s^augmenta du corps de Bemadotte arrivé à Thorn le il), d'un corps nombreux de cavalerie placé sous les ordres du général Bessières, formé de la division de cavalerie légère du général Tilly, des divisions de dragons de Grrouchy et de Sa hue et de la division de grosse cavalerie du général d*Hautpoul«
Ney et Bessières furent mis sous les ordres de Bernadette; mais, il faut le dire, la limite des droits de chacun
(1) Archives du dépôt d« la guerre^ correBpondanoe du 6* corps. Voir les pièces justificatives.
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