‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 128 sur 139 · DUTAILLIS · texte numérisé non relu

DUTAILLIS

Schonebecky le ^ octobre.

Nby a Berthier.

Schonebeck, le 2 novembre 180G.

offide» à Bex&u pour connaître la sitoatioBL d» Fannée

prussienne, afin de prendre nn parti, soH pour la défense

de la place, soit pour la capitulation. J'avais consenti à cette demande sous la condition qu'au retour de cet oificier la ville capituleiait ; le gouverneur n'en a plus reparlé.

rai eu soin de fisdre entrer et répandre dans la ville les ordres du Jour qui annoncent la prise du corps d^année du

prince de Hohenlohe, de Stettin, etc.

On porte aujourd'hui à 15,000 hommes Ja force de la garnison de Magdebourg ; il a été impossible d'avoir jusqu'à ce moment des renseignements bien précis à cet ^gard, malgré les interrogatoires qu*on a Mt subir aux déserteurs qui arrivent tous les Jours en assez grand nombre.

S* —Les quatre mcwtiers que j'ai demandés an général

Glarke viennent de m'arriver dans l'instant avec leur approvisionnement,

Nby.

Le même jour (2 novembre]» le maréchal envoie au prince de Neuchftiel Tanalyse suivante du nq[>port Journalier du blocus de Magdebourg :

« Les 20, 27 et 28 ont été employés à contraindre les postes avancés de l'ennemi sur les deux rives de l'Elbe à se retirer immédiatement sous le canon de la place ; dès lors le blocus a été complet. ^

« L*ennemi a beaucoup canonné sur nos postes; mais, . comme ils sont retranchés, il n'y a eu ni tués ni blessés.

« Le 29, même canonnade de la part de l'ennemi sur les postes du général Vandamme, retranchés à portée du fusil de Newstadt : ni tués ni blessés.

« Dans la nuit du 29, le général Vandamme a fait tirer . une trentaine d'obus ; quelques-uns sont tombés dans la

NOTBS

ville sans y mettre le feu. L'eimemi a répondu avec sa grosse artillerie, mais sans aucun effet.

« Le 30 et le 31 ont été employés à enlever quelques petits postes ennemis ; on a pris une trentaine d*hommes,

tué ou blessé le même nombre. Nous avons eu deux, hommes tués et trois blessés.

« Le 31, rennemi a liait une sortie par Fridriclistadt, rive droite de TËlbe, et elle était composée d'environ 600 hommes d*in&nterie, SSO cuirassiers et deux pièces de canon. L'ennemi, après s'être mis en bataille entre Grakau et Preister, a enlevé ^ix voitures do fourrages et est immédiatement après rentré dans la place.

« Dans la nuit du 31 au l^*" novembre, le général Colbert, avec 600 hommes du 6® léger, deux compagnies de voltigeurs du 39* de ligne, soutenu par un escadron de hussards et de chasseurs et deux pièces de 4, s'est approché de Fridrichstadt hors de la portée du canon, a enveloppé les villages de Grakau et de Preister, de même que toutes les fermes plus rapprochées de la place. Cette opération a eu lieu à 3 heures du matin ; Tennemi avait retiré la veille pendant la nuit tous ses petits postes ext^eurs. Le feu a été mis à toutes les fermes qui renfermaient des denrées, en sorte que Tennemi ne peut plus en tirer aucun secours.

« Les postes du général Golbert sont à une portée et demie du canon de la place, et le bervice se lait de manière que rien ne peut en sortir. Ses postes principaux occupent Biedrits, Alt et New-Kœnigsbom, Menz, G&bs, Hibbeklegen et Pechau.

« La réserve d'infanterie et de cavalerie légère est à Gerwish, WottersdorlT, Nedlitz et Gommern.

« Six compagnies de grenadiers sont à Schonebeck pour la garde du pont sur l'Elbe et prêtes à soutenir les troupes du général Golbert en cas de sortie.

« Dans cette même nuit du 31 au novembre, le général Marchand a fait enlever un poste ennemi de 15 grenadiers, fourni par celui de Closterberg ; Tennemi a

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eu en outre 4 tués et 6 blessés. Nous n'avons eu ni tués

ni blessés.

« Une reconnaissance générale, combinée avec les troupes du général Yaudamme, a eu lieu cette môme nuit sur tout le déTeioppement de la lif^e de blocus sur la rlTe gaudie de l'Elbe, et jusqu'aux fossés de la place. L'objet principal était d'enleyer des postes, mais Tennemi a^ait eu la précaution de les faire rentrer au coup de canon de re-* traite. La fusillade a été assez vive ; nous n'avons eu ni tués ni blessés.

« On sait que la garnison est &tiguée du service ; elle le sm encore dayantage par les alertes que nous lui donnons de temps àautre.

« Lb AUaBCUAL Nby. »

Lanmbs a L'KMPBaBua. I

Slettin, 2 novembre. '

Trois hussards s'étaient égarés du côté de Gartz, ils se | sont trouvés au milieu d'un escadron ennemi ; ils ont 1 couru à lui en le couchant en joue et lui disant qu'un ré- i giment le cernait, qu'il &llait sur-le-champ mettre pied à tme. Le commandant de cet escadron a fait mettre pied à tme et a rendu les armes à ces trois hussards, qui ont , conduit ici l'escadron prisonnier de guerre.

On vient de m'assurer que le Roi avait très maltraité les * Messieurs qui Tenlourent, et qui lui avaient conseillé la guerre, qu'on ne Tavait jamais yu aussi en colère, qu*il leur avait dit qu'ils étaient des coquins, et qu'ils lui weàsDi ùàt perdre la couronne, et qu'il ne lui restait d^utre espoir que d'aller trourer le Qnmd Napoléon, et qu'il comptait sur sa générosité.

Lannbs.

NOTES

Nbt ▲ Bbrthibr.

Scbdoeiieck, 3 DdYembra.

La division du général Yandamme est absolument in* suffisante pour bloquer ICagdebourg sur les deux rives de r£lbe, le développement des fortifications étant im* mense. J*ai parcouru toutes les positions quMl est indispensable d'occuper ; celles de la rive droite exigent moins de monde. Cependant il n'y a pas sur ce point îo quart des troupes nécessaires, et en cas de sortie le général Golbert serait contraint de se replier sur Pecbau et Gommern en attendant les secours que je lui envemis de la 2* division.

Nbt.

Nby a Bbrthibr.

SohSnebeck, 7 novembre.

La fusillade et la canonnade se répèlent presque toutes les nuits entre Newstadl et Diersdorff, ce qui fatiguerait extrêmement la garnison de Magdebourg. Je fais tirer deux fois chaque nuit des fusées de signaux. Toutes ces alertes excédent Tennemi, en sorte qae les déserteurs et prisonniers disent que la garnison n^a qn^une nuit de repos pendant laquelle elle est souvent obligée de prendre les armes.

Cette extrême fatigue a causé beaucoup de maladies ; le nombre des hommes aux hôpitaux, des fiévreux, s'élève^ dit-on, à 1,800.

Le jour qui a suivi Fessai de bombardement que j'ai &it fidre, les bourgeois se sont assemblés sous les fenêtres du gouverneur et le nionagaieuL de se révolter si on refusait de rendre la place.

Le 0, j'ai l'ait ma dernière sommation au gouverneur, et le 6 les pourparlers ont commencé. J'ai envoyé aujourd'hui un projet de capitulation; M. de Kleist a Mt assembler son Conseil de guerre ; il parait qu'il y règne de la diversité dans les opinions ; mais, malgré les lenteurs que cela cause, j'espère avoir dans peu une réponse définitive.

Nby.

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