‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 15 sur 139 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

la gauche da général Brune, qui commandait en Italie

une armée presque aussi forte que celle de Moreau ; Mural eniiQ, avec 12,000 hommes d'élite, placé à la droite de Brune, deyait le mettre à Tabri des tentatives faites du côté de l'Italie par les Napolitaius et les Anglais. Le .but de ces combiuaisons était d'assurer à Mo* reau et à Brune leur liberté d'action et de les placer sur UQ champ de bataille où ils n'auraient à se préoccuper que de Tennemi qui était devant eux.

Il y avait donc, comme on vient de le voir, cinq armées s'étendant sur un front immense, de la Franconie jusqu'au centre de Tltalie. II est probable que si Bcmaparte se fût mis lui-même à la tète des armées, il eût moins disséminé ses forces et eût agi avec des masses plus concentrées, ainsi qu'il le fit quelques années plus tard, en 1805; mais il combina ses plans de la manière qui lui parut le mieux répondre au génie ou au talent, comme on voudra l'appeler, des généraux commandant les armées principales. 11 avait bien eu un instant Tidée de se mettre à la tête de 80,00.0 bommes et de marcher par les Alpes Noriques sur Vienne, tandis que Moreau opérerait dans la vallée du Danube, mais il savait que les hommes de certains partis étaient encore tout disposés à tenter l'aventure dès qu'ils en trouveraient l'occasion ; il n'avait pas oublié que lorsqu'il était à Marengo, la rumeur d'une défaite s'étant rendue à Paris, des gens qui se décoraient du nom dQ^^iriotes étaient sur le point d'aller trouver Gamot pour l'engager à se mettre à leur tête et tenter de renverser le Gouvernement, lorsqu' arriva la nouvelle d'une complète victoire. Il pfjît éaac le parti de resf^, se réservant de diriger des

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renforts là où il y en amait'iieflom, et lout prêt à partir

lui-même pour se porter sur les points où les événements rendraient sa présence indispensable.

L'Autriche, de son côté, avait mis à profit le temps des armistices: les armées avaient été reuiorcées, lout ce cpii pouvait stimuler l'ardeur des populations de k monarchie avait été mis en jeu; l'Empereur avait fait annoncer qu'il se mettrait à la tôte de ses troupes et il était Tenu les visiter. Mais toutes les mesures prises ne lurent pas également heureuses : le commandement de Tarmée fut 6té au feld-maréchal Kray, qui avait cepcnfiant montré beaucoup d'habileté dans la première partie de la précédente campagne, et tandis que rAutnehe avait la chance insigne de posséder un général qui n'avait en Europe de supérieur que Bonaparte, Tillustre prince Charles, au lieu de lui donner le commandement, on le confia à son jeune frère l'archiduc Jean, militaire instruit sans doute, mais inexpérimenté. Ce choix indiquait que de mesquines passions et de petites intrigues s'agitaient à la cour de Vienne.

Lors de la dénonciation de Tarmistice, les différents corps de Tarmée française étaient ainsi placés: l'aile droite de Leeourbe couvrait les débouchés du Vorarlberg et du Tyrol; deux de ses divisions étaient en avant sur la route de Rosenheim au delà d'Helfendorf. Le centre de Tannée, composé des trois divisions les plus nombreuses, s'étendait des deux côtés d'Elbersberg sur la route de Munich à Wasserbourg. L^aile fauohe, sop^ les ordres deOrenier, formée des divisions Ney, Hardy et Legraad, avait sa droite à IloheQlinden ^t sa gauche,

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