‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 17 sur 139 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ce jour, à raison de la Suisse qui doit toujours être couverte » (1).

Le 26 novembre, Moreau replier tous les postes autrichiens qui étaient sur la rive gauche de Tlnn et

marcha sur cette rivière par les trois roules do Kosenheim^ Wasserbourg et Muhldorf. Ses colonnes marchaient parallèlement entre elles et perpendiculairement à l'obstacle qu'elles devaient franchir, lorsque, daus la nuit du 30 novembre au 1*' décemlm, Tarchidue, débouchant par les ponts de Muhldorf, de Kraibourg, passe sur la rive gauche de Tlnn, et par ce mouvement hardi se place sur le flanc du général Grenier qui se trouve attaqué par une masse de 60,000 hommes, taudis qu'il n'en a que 22,000 environ à leur opposer. Ce choc, auquel on n'était pas préparé, fut rude, et il ne fellut rien moins que lextrôme vigueur des généraux Grenier, Nej et Hardy, et la fermeté des troupes, pour que

la retraite à laquelle on fut contraint ne <léprénérAt pasen déroute. Ce premier coup porté par les Autrichiens était habile et vigoureux, mais soit que leurs troupes fassent harassées par de longues marches dans des chemins que les pluies avaient défoncés et par les combats, soit que Parchiduc manquât de décision, il ne sut pas Urer parti de l'avantage qui! venait d^obtenir. Quant au général Moreau, revenu d^un premier étonnement, il se replia

derrière la forêt de Hohenliuden, là il prit uuv forte position défensive et se prépara à recevoir vigoureusement rennemi et à lui faire payer cher un premier succès.

(1) Ârebifes du Dépât de la guerre. Ârméê du Rhin, 1*' septemiMreieOO.

34 TRADiTlONS ET SOUVENIRS

Le lieutenant général Grenier avait sa droite placée à Hohenlinden, sa gauche à Uerthofen. La divisioa du centre, aux ordres du général Grouchy , était à Textréme droite de cette position. Le général Legrand formait la gaudie, couvert, vis-àrvis du débouché de Langdcurf, par cinq compagnies d'infanterie et deux escadrons du 16^ régiment de chasseurs. La réserve de cavalerie, mise sous les ordres de Grenier, se porta derrière Hohenlinden. La brigade du général Espagne fut dirigée sur Erdingen pour couvrir dans cette partie le ilanc de l'armée et les eommnnications avec Munich. Le général Richepanee dut se replier sur Ebersberg, le général Decaen sur Zornotlingen, le général Lecourbe rentra à Helfendorf et dans ses anciennes positions. Les divisions du lieutenant général Sainte-Suzanne eurent ordre de se porter à marches forcées sur Freisingen.

Le 2 décembre fut employé à prendre ces dispositions. On avait été à peine inquiété par Tennemi; seulement, vers le soir, les avant^'postes de Grouchy furent attaqués près de Haag.

Le mouvement en avant de Tennemi se dessinait. Le général Moreau fit alors adresser au général Richepanee, par le général Lahorie, chef d'état-major particulier des trois divisions du centre, Tordre suivant : « L'intention du général en chef est que votre division se trouve en marche de manière à arriver à huit heures du matin sur Saint-Christophe, où vous prendrez position; vous serez remplacé sur Ebersberg par les troupes du général Decaen, qui lui-môme sera prêt à suivre votre mouvement. En cas d'événement, il sera relevé par Lecourbe.

a L'objet de ces dispositions est de se trouver en

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