‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 19 sur 139 · CHAPITRE XV (S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV (S

au service de ses rancunes contre Moreau son ardente, souvent partiale, mais toujours liabila crilique, ne voit dans la bataille d^Hohenlinden, qa^une reneantrf heureuse dont le résultat a été entièrement dû à la manœuvre faite par le général Richepaoce, qu'il accuse d'ailleurs hautemoat d'imprudence.

Le reproche qu'il adresse à Moreau de n avoir eu sous la main que sept diTisions, lorsqu'il pouTait en avoir presque le double, est plus sérieux. Il part de ce fait, pour établir que la bataille a été un accident fortuit, en quelque sorte imprém, que Horeau n'a subi c[Q*à son corps défendant, étant beaucoup trop prudent pour risquer une a£Eaire générale dans de telles conditions.

Ne discutons pas la gloire d'Hohenlinden. Sans partager complètement l'opinion du général Mathieu Dumas, et tout en avouant que beaucoup fut dû, dans le résultat obtenu, à l'inspiration d'un homme et à des chances heureuses, reconnaissons que les dispositions prises par le général en chrf, les taleiits, l'intrépidité que montrèrcut ses lieutenants, et la vaillance des troupes, enfin les trophées obtenus, forment im ensemble assez glorieux pour qu'Hohenlinden soit toujours considéré comme une de nos plus belles victoires.

Lorsqu'on réfléchit aux critiques dont cette belle journée a été l'objet, à celles qui ont été faites sur la bataille de Harengo, on ne peut s'empêcher de reconnaître combien est difficile ce jeu des batailles, combien il laisse de chances au hasard, alors même qu'il est joué par les plus habiles.

L'armée autrichienne s'était précipitamment retirée

94 • TKADITIONS ET SOUVENIRS

derritoe llim. Quant au généxal Moreau, pour meitre à

profit le grand succès qu'il venait d'obtenir, il résolut de se porter rapidement sur Salzbourg. C'était à la fois prendre le Tyrol à revers, séparer de Tarmée autrichienne le corps qui y était encore engagé, menacer la haute Â.utriche, Vienne, et couper les communîcaticms avec ritalie. Mais pour cela, il y avait à franchir les trois lignes de défense formées par Tlnn, TÂhsa et la Salza.

Ici commence, avec Fexécution de ce plan, un drame dont Fintérèt me semMe être au moins égal à eelui qu'a pu offrir le beau triomphe d'Hohenlinden. L'habileté du général en chef m*y parait plus manifeste et brille du plus vif éclat. Ses lieutenants Lecourbe, Ricliepance, Decaen, montrent une intelhgence militaire des plus rares ; leur activité, leur vigueur, sont sans pareilles. Quant aux soldats, rien n'^ale leur élan : dans cette course rapide de vingt jours par le plus rude hiver, à travers des montagnes, des rivières torrentueuses et glacées, chacun de leurs pas est marqué par un trait d'héroïsme, d^audace intelligente, dlnstinct guerrier ; et leurs succès sont souvent chèrement achetés, car, il faut le dire à Thonneur de l'armée autrichienne, le coup reçu à Ilolienliudeu était sans doute terrible, elle était déconcertée, mais non encore démoralisée, et depuis le général en chef jusqu^aa dernier soldat^ tous sentaient qu'il ne s'agissait plus seulement de l'honneur des armes, mais du salut de la pairie et de Tempereur, menacé jus(|ue dans sa capitale.

Le général Moreau voulant, comme nous l'avons déjà dit, porter Tannée sur Salsbourg, était i^toolu à

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passer rinn aux environs de Rosenheim, et le général

Lecouibe avait été chargé de déterminer le point de passage et de préparer les détails de cette opération. Eu même temps, pour donner le change à l'ennemi, Moreau multiplia les démonstrations vers le bas Inn ; Paile gauche et une partie du centre continuèrent à marcher dans cette direction ; tous ieâ bateaux qu'on trouva à Munich furent rassemblés pour être tiansportés par terre à Erding. Pendant ce temps, les divisions Grouchy, Richepance et Decaen se rapprochaient de l'aile droite où Lecourbe, suivant ses instructions, avait choisi le point ou s'effectuerait le passage. C'était à Neuperen, un peu au-dessus de Rosenheim.

Les divisions de Faile droite et celles du centre étant rapprochées de ce point, le 9 décembrOi à six heures du matin, vingt-huit pièces de canon habilement placées balayèrent la rive droite, et en moins de trois heures un pont fut établi. La division Montrichard passa la première, et bientôt suivirent les divisions Orouchy et Decaen, qui avaient vainement tenté de pas* ter par le pont de Rosenheim, incendié par le corps de Condé chargé de le détendre. Le reste de l'armée passa ptt les ponts de Wasserbourg et de Muhldorf •

Celte opération avait été conduite avec tant d'habileté et de bonheur, que cette formidable barrière de Tlnn fut franchie, pour ainsi dire, sans coup férir et sans la perte d'unhomme. Le gros des forces de lennemi, accumulé sur le bas Inn, voulut en vain accourir, il n'était plus temps, et l'archiduc se hâta de les porter derrière la Salza, espérant pouvoir opposer enfin une digue au torrent envahisseur.

Moreau, de son côté, était résolu de pousser Ten-

nemi de telle façon, qu'il n'eût pas le temps de s'établir derrière la Saiza. La droite, sous Leoourbe s^avançant rapidement yers Saisbourg, eut une leneonire assez vive avec Tennemi à Seebruck ; le pont de TÂlza étant rompu, il trouva moyen de la passer à Tendroit où cette rivière sort du lac Ghiem See. Enfin, après avoir franchi le déûlé de Teisendorf , Lecourbe déboucha avec les divisions Gudin et Hontrichard en vue de Salzburghofen, devant lequel il trouva un corps d*environ 15,000 hommes, placé en avant du confluent do la Saal et de la Salza. Entre ces deux rivières s*élendait une plaine très favorable pour la cavalerie. Lecourbe fit attaquer par les deux ailes. Le général Gudin, longeant les bois qui bordaient la Saal, arriva sur Salzburghofen qu'il enleva et où il prit des hommes et du canon. Moutrichard, un instant compromis par la cavalerie autrichienne qui Tavait débordé, fut dégagé par la bonne contenance de la 109* demi-brigade et par une charge des 8^ et 9* régiments de hussards.

Mais ce n^était point là que la question du passage de ia JSalza devait se décider, et ici vient se placer uu épisode de guerre des plus curieux ; il montre Tbablleté des généraux, Pincroyable audace des soldats, et l'ait voir combien parfois le vent de la fortune pousse les intrépides et les victorieux. C'est bien Vauiaees far^ tunajnvat.

Je laisserai parler le général Deca^ lui-même ; on aimera, je crois, à Tentendre ; il me semble que c'est un hommage à rendre à la mémoire d'un homme que ses talents et son caractère doivent signaler ^u respect

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de la postérité (l). Enfin le 10" de chasseurs, coinmandé par mon père, faisait partie de la brigade Durutte qui prit la part la {dus active aux faits que je vais rapporter. C'est un motif de plus pour moi d'entrer dans ces détails. Voici donc le rapport de Decaen :

« J'ayais à faire prendre position à ma dfyision le 21 devant Lauûen et faire des reconnaissances pour parvenir au passage de la Salza, Les reconnaissances et le passage se sont faits en même temps. La vigueur des troupes, rintrépidité de quelques braves, l'activité des généraux Durutte et Eniazewitch et des officiers de rétat-major, m'ont fait effectuer comme par encliantement un passage difficile tant par les obstacles de la nature que par la présence de trois bataillons autrichiens du régiment de Mack, de six pièces d'artillerie et de plus de 400 chevaux : partie des cuirassiers de

(1) Decaen (Charles-MathieU'Uidore), né à Caen, en 1709, était ca« nonnier de marine en 1787, sergent-major en 1793, dans un des bataillons de volontaires dn Calvados. — A l'armée du Rhin, Kléber le

distingua et le prit en amitié. — Devenu gént'ral, Decaen se plaça bientôt nu rang des pins habiles cominaiulants de division de rarméo de Moreau, — l.e jiromier consul le nomma, on 180:2, capitaine général des tHablissemenls fraïK^ais ilans l'Inde ; lorsqu'il arriva «levant l'ondichëry, il apprit que la guerre avait éclaté de nouveau ; échappant à la poursuite d'une flotte anglaise, il se réfugia à l'Ile-de-Frauce. Là, seul, n'ayant rien à attendre de la mère-patrie, abandonné à loi-ménie, Decaen aut ae créer dea reaaonroeeet anffire àtont : il réerganiaa dana rUe-de-Franee et dana l'tte Boarben radminiatration ehrile, militaire et jadioiaire ; diapoaant arec habileté des débris de noa forces naYalee, et secondé par des marins habiles et entreprenants, tels que Dupcrré, Hamelin, Bouvet, Houssin, etc., il lutta avec énergie contre les Anglais, et fit subir à leur commerce des pertes considérables, tenant pour ainsi dire en échec dans ce coin du monde les forces immenses dont il était entouré. Le caractère de Decaen, sa sagesse, son désintéressement, lui avaient acquis la conliance des habitants et le dévouement pbsolu des mariqs e( ^e^ soldats. Il tio maintint ainsi pendant ser

LaMarek, Tautre de hussards, le tout oommaadé par le

général Hœppert.

« Ma division était partie de sa position de Waging à sepl heures du matin, dirigée sur Lauffen en suivant la chaussée de Saizbourg- jusqu'à Shoring, et de là devant Lauffen en passant par Leugwdorf. Une colonne aux ordres du chef de brigade Lafond, qui depuis quelques jours m^avait servi à ilanquer ma division, était partie d*Âltei*ing pour se porter sur la Salza, remonter cette rivière jusqu'à Lauffen et laisser un détachement à Friediefingen pour éclairer sur cette rivière jusqu*à Dittemaringen.

« 11 était environ midi lorsque mon avant-garde arriva en avant de Lauffen. Des patrouilles avaient déjà annoncé que le pont était coupé, mais que Tenuemi était placé sur la rive droite* L'ennemi, qui avait son artillerie sur une position très avantageuse, n'avait fait

années^ lorsqu'enfin attaqué^ en 1810^ par vingt mille Anglais^ ap^^s avoir tenté et prolongé encore quelques temps une résistance (ju'on pouvait ju-ier impossible, il capitula et obtint, grâce au respect, à la crainte [nèine quMl avait su inspirer a ses adversaires^ les conditions les plus honorables.

De retour en Europe^ Decaen^ après avoir «xercé de grands conH maBdements, partagé et «obi les iricissitudes de sa patrie en 1014 et 1815, mourut en 1S33. Cet homme qui, pendant plosieiirs années, avait été investi dHme espèce de royauté, qui aurait pu se fidre une larige part dans les riches prises qui souvent, aux Indes, tombèrent entre ses mains, mourut tellement pauvre, que le maréchal Soult, alors ministre de la Guerre, fut obligé de subvenir aux frais de son enterrement.

Si l'histoire doit conserver le souvenir glorieux des talents et de la fermeté peu commune avec lesquels Decaen sut défendre nos derniers établissements dans l'Inde, elle doit un respectueux hommage au désintéressement dont il lit preuve, désintéressement peut-être plus ire que les talents, et qui n*aocompagne pas toujours ce qu'on appelle

gloire.

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aoeone disposition pour nous empêcher l'approche de

la rivière, au-dessus et au-dessous de Lauffeu; il n*avait pas même daigné nous honorer d*un emp de canon. J^ai done eu la fateilité de reconnaître Tétat du pont dont on avait détruit quatre arches, de faire garnir d'infantorie tout ce qui l'exigeait, de placer Tartillerie, et de déployer la division sur les hauteurs au débouché du bois. Je ne sais pas si ces dispositions ont effrayé l'ennemi, car au premier coup de canon qui s'est tiré et qui était le signal pour engager la fusillade et canonner sur la tête du pont, la cavalerie ennemie fit un mouvement de retraite très précipité, ce feu d'artillerie la gênant beaucoup sur la route de Sakbourg, où elle se dirigeait.

« Beaucoup de barques retirées par Tennemi sur la riye droite me tentaient bien, mais la saison ne permettait pas d exciter à se mettre à la nage pour s'en emparer. J*étais pourtant à la recherche des moyens qui pourraient me procurer quelques-uns de ces bateaux, lorsque le général Durutte, que j'avais chargé de remonter la Salza, afin de reconnaître quelque endroit guéable ou quelque point de passage favorable, me Qt annoncer que trois intrépides chasseurs de la 14* B^étaient déterminés à se jeter à la nage pour aller prendie une barque qui avait été aperçue à une demi-lieue au-dessus du pont de Lau£fen; c*était Bernard, tambour à la 14% qui leur avait donné l'exemple, les deux autres sont Lamalle et Perrin, du même bataillon. Ces intrépides soldats, ayant à lutter coutrc la rigueur do la saison, eurent encore beaucoup pkis à faire contre le courant de la Salza qui les reporta deux fois à la rire

d'oÎL ils étaient parvenus avec toutes les peines possibles à arraclier leur bateau. Enfin ils ne purent achever leur pénible tâche que lorsque deux d'entre eux so furent de nouveau jetés à la nage et, au moyen d*une corde qui était à la barque, parvinrent à arriver à la rive gauche. Ce trait de courage, auquel on ne saurait donner de nom, inspira le plus grand enthousiasme. Bientôt un grand nombre de chasseurs de la 14% à la tète desquels se mirent le capitaine Jean et Tadjudantmajor Cornil, entra dans la rivière pour passer un de ses bras qui n'avait que deux pieds d'eau, s'embarqua ensuite et descéndit sur l'autre rive.

«Je saisis avec empressement ce trait de dévouement, je me déterminai à jeter trois ou quatre cents hommes sur la rive droite, dont deux compac^ies de la commandées par le capitaine Gazaneuve et le lieutenant Duvaldreux, qui se mirent la plus grande partie à l'eau comme les chasseurs de la 1 (quoique des chasseurs du lû^ voulussent les passer au premier bras de la rivière sur leurs chevaux). Je fis des dispositions pour leur protection en faisant canonuer et fusiller fortement l'ennemi, qui était placé et embusqué à la tète du pont. On s'empara encore de quelques autres bateaux.

< L'adjudant commandant Plauzonne passa la rivière

pour aller prendre la direction des troupes qui, n'étaul pas même au nombre de cent, s'emparèrent bientôt d'un petit village par où passe la route de Salzbourg, barricaderont les débouchés par lesquels on pouvait venir sur eux, y laissèrent quelques hommes et s'avancèrent ensuite en échelons et dans le plus grand silence

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jusqu'à la tôle du pont. L'enueiui, qui ne s'occupait pas de ce point, attaqué à llmproviate par des chs et par les baïonnettes d*une poignée d'hommes, fut mis en i'uite. On lit plus de cent prisoxmierâ, dont quatre ofûciers.

a Ce succès ne tut point troublé: il fut possible de faire passer des bateaux à la riye droite, et bientôt plus de huit cents hommes furent de l'autre cAté et bien établis, de sorte qu'on put de suite s'occuper de travailler à la réparation du pont. Le général Durutte et le chef de bataillon Mortières, le capitaine d'artillerie Yalée (1), le lieutenant du génie Michaud, qui passèrent sur la rive droite, mirent tout le zèle et toute Tactivité qu'exigeaient les circon^nces. Pendant la nuit on construisit un pont volant ; le capitaine Dalessen de la 14^ et mon aide de camp La Biife en accélérèrent la construction, de manière qu*au point du jour il com-> mença à servir pour passer Fartillerie et une partie de la cavalerie de la division. Le grand peut lut praticable pour rinfanterie et la cavalerie à huit heures du matin. — Le général Kniazevitch, qui avait été chargé de faire reconnaître la Salza au-dessous de Lauffen, n'avait point trouvé d'endroit guéable. Si ses troupes eussent aperçu quelques bateaux, sans doute qu'elles auraient cherché à les posséder, car plusieurs Polonais s*étaient

(1) Valée (Sylvain-Charles), né à Brienne (Aube), en 1773, élève du roi à l'école militaire do Brienne, lieutenant d'artillerie en iH)'!, s'acquit une Jurande repulalion dans la direction de cette arme aux siè.^es de I.erida, Uropeza, Me(iuinenza, Tarragone, en Espagne, de ISIO à 181^. Ce fut à lui ([u'oii dut, en 1837, la prise de Constanline. 11 fut alors nommé maréchal do France, gouverneur général de rAlgériei Keutré eu France, eu 1840, il mourut eu 184G.

7â TKADITIONS ET SOUVËNlHb

avancés pour sonder la rivière et passer à la nage au besoin. Un sergent-major nommé Szyszkou, leur a donné Texemple: il se jeta à l'eau pour voir si la rivière pouvait être praticable au gué, mais elle avait plus 'de huit pieds de profondeur » (1).

On voit par quel mélange d'audace, d'habileté et de bonheur Decaen avait franchi la Salza : il fut bientôt rejoint par Richepance. Dès que le général Moreau eut appris ce succès inespéré, il donna ordre à Grouchy et au corps du général Grenier de se diriger sur Lauffen, s'y porta lui-même et Qt jeter un second pont sur la Salza.

Pendant que le centre et la gauche passaient ou se disposaient à passer la rivière, Lecourbe, à la droite, ayant franchi la Saale, était toujours en présence de lennemi. Le 23 frimaire (14 décembre), au matin, voyant les vedettes autrichiennes se retirer, il crut à un mouvement de retraite ; voulant le presser, il se disposa à manœuvrer sur les Uancs de Tennemi ; les tirailleurs et la cavalerie se portèrent en avant au milieu d un brouillard épais qui leur dérobait la vue de leurs adversaires^ lorsque tout à coup les Autrichiens ouvrirent le feu de trente pièces de canon qui dissipèrent le brouillard, et Ton aperçut alors une formidable cavalerie rangée sur plusieurs lignes et plus de 10,000 hommes d'infanterie commandés par l'archiduc Jean. Les escadrons autrichiens s'ébranlèrent et eurent bientôt ramené le 7® et le 9® de hussards, qui, cependant, sou-

(1) Archives du dépôt de la Guerre : Correspondance des dtvisions au centre de la réserve^ registre 74.

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