‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 20 sur 139 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

tenos paf des dragons, reprirent une portion du terrain

qu'ils avaient perdu. LecourLe vit qu'il n'y avait rien à foire contre une force aussi considérable; il savait d'ailleurs ([ue le gros de Tarmée, ayaut passé la Saiza àLauffen, remontait la rive droite et allait créer une paissante Aversion ; il replia donc ses ailes, se bor^ nant à conserver son front en avant de Yaalz ; toutefois le combat dura jusqu'à la nuit et fut rude pour les Français qui y perdirent 2,000 hommes.

Le petit échec essuyé par Lecourbe,dit Napoléon dans ses observations sur cette campagne provint du peu de cavalerie qu'il avait à son avant-garde. C'était cependant le cas d*7 faire venir la réserve du général d'Hautpoul, au lieu de la tenir en arrière... C'est à la cavalerie à poursuivre la victoire et à empêcher Ten-» nemi battu de se rallier, i» On peut observer, en outré, le bon parti que les Autrichiens surent tirer de la leur pour arrêter les Français.

Le succès de l'archiduc eût pu, en d'autres circonstances, avoir de l'importance; il devint inutile par suite du passage des Français à Lauffen. Déjà ils s'avançaient en force marchant sur Salzbourg par la rive droite de la Salsa.

D'après les ordres qu'il avait reçus, Decaen s'était mis en marche le 14 décembre de très bonne heure. La brigade Durutte était en tète. A la sortie du défilé qui s'étend depuis Lauifen jusqu'à une demi-lieue d'An-* thering, Tavant^^garde rencontra environ trois cents hommes de cavalerie et deux cents fantassins avec une pièce de canon, qui semblaient disposés à Tempécher de déboucher. Bien que le général Durutte n*eùt avec

Diyiiizea by

74 TRADITIONS ET SOUVfcINiaS

lui quïm escadron du lO^' de chasseurs el une pièce de canon, il poussa Tennemi jusqu'au delà d^Authe* rmg. Après lui avoir démonté sa pièce de canon et sabré quelques hommes, il s arrêta pour attendre le reste de sa brigade et la division.

Le feu de lattaque de Lecourbe se faisait entendre. Decaen poussa avec toute la célérité possible vers le village de Bergheim, d*où il pouvait menacer la route de Neumarckt et rendre très difficile la retraite du gros deTarmée autricbienne qui était encore sur la rive gauche de la Salza. L*ennemi vit le danger et couvrit avec le plus de monde possible ce village, que Decaen avait fait également menacer par la droite; une vive canonnade s'engagea de part et d'autre et dura Jusqu'à la nuit. Les troupes bivouaquèrent sur le terrain de Tattaque-. Le lendemain, Tennemi avait évacué ses positions; le général Decaen se hâta de marcher sur Salzbourg, où il pénétra le premier. Le général Lecourbe y arriva peu de temps après par la rive gauche.

L'Ion et la Salza forcées en quelques jours, Salz« bourg pris, la monarchie autrichienne semblait être à la

merci du général Moreau. Il n'avait plus désormais devant lui que les débris confus d'une armée vaincue; résolu à les pousser sans relâche, sans leur donner le temps de se reconnaître, il lanya sur la route de Linz, par laquelle l'ennemi se retiraiti la division Richepance, immédiatement suivie par les divisions Decaen et Groucby, taudis que Lecourbe marchait par les montagnes pour couvrir la droite de l'armée et pousser également sans cesse la gauche de renuemi. Euilu la gau*

Page 1