‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 21 sur 139 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

che, sous le gtoéral Grenier, marchait sur la Tiaun par

la route de Wels.

Le jour même de Toccupatioa de Salzboui^, Richepance faisait douse lieues, atteignait Herdorf, bivouaquait eu face de l'enaerni, et le lendemain , à la pointe du jour, Tattaquait, le oulbutait, lui faisait mille prisonniers et s'emparait de quatre pièces de canon.

Chaque jour amenait un nouveau combat; mais rien ne peut arrêter Taudace de Hichepance et Télan de ses troupes. Les Autrichiens, qui défendent leur sol, le cœur de la monarchie, essayent de lutter encore, d'opposer une digue à cette terrible avant-garde : le 18, ils réunissent en avant du village de Sclnvansladl (jualre mille chevaux qu ils £6nt couvrir etilanquer par de Tinfaoterie placée dans les bois qui sont à droite et à gau-* che. Richepance débouche dans la plaine ; sans s'inquiéter du feu par lequel il est accueilli^ il avance tou* jours; un des bataillons de la 48^ suit la route, menaçant Schwanstadtf Tautre se dirige audacieusement sur le centre de la ligne ennemie ; Richepance place le 9^ de hussards à la gauche du l^** bataillon, le 20^ de chasseurs entre ce bataillon et celui qui traversait la plaide; le l*^*" de chasseurs tient l'extrême droite et le 10® de cavalerie suit en bataille. On approche dans cet ord^^ sans tirer^ à trois cents pas de la ligne ennemie ; la cavalerie autrichienne s'ébranle pour charger; mais Faspect de cette fière infanterie qui s*avance sur elle, baïonnette baissée, lui fait perdre contenance, die hésite, et bientôt prend la fuite. Chargée alors par notre cavalerie, elle laisse mille ou douze cents

t# riUblTiONS ET SOUVENIUS

hommes sur l6 champ de balaiUe ou aux mains des

vainqueurs (1).

Le lendemain, 19 décembre, TinSsiligable Richepance atteint encore à Lambacli 1 arrière-garde placée sous les ordres du général Meczari ; la ligne ennemie est enfoncée, les grenadiers de la 27^ et les chasseurs de la 14® légère pénètrent jusqu'au pout de la Traun, ils le barricadent, et une portion de la colonne autrichienne, qui n'a pu encore passer, est prise ou tuée. Le général ' Meczari et le colonel prince Licbtenstein, qui s'étaient vaillamment conduits, furent au nombre des prisonniers.

Ce fut au milieu de ces désastres, le jour même de

l'affaire (le Lcainbach, que rarchiduc Charles, appelé par la voix publique au commandement de Tarmée, comme le seul espoir qui restât encore, la rejoignit. Jûsq)^' son arrivée, il avait pu concevoir le projet de quelque puissante diversion par la rive gauche du Danube et par le Tyrol, mais ces deux dernières défaites et le spectacle qu'il eut sous les yeux lui firent voir le véritable état des choses et vinrent lui enlever ses dernières espérances.

Ce n'était d'ailleurs pas tout encore : Lecourbe, à la

droite, ayant marché avec une incroyable rapidité à travers les lacs et les montagnes, renversant tous les obstacles qui lui étaient opposés, avait devancé le centre de l'armée à Kremsmuusler, et, après un vif combat, déflEdaait complètement l'arrière-garde commandée par le prince SckwarzeuLerg.

(1) V. le rapj)urt du ^2 1 frimaire au 4 nivôse au iX^l«>-2o décembre ibOO), rédigé par le général Desselles.

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