‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 23 sur 139 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

L*hi8toire offre peu d^exemples de succès aussi rapides, de triomphes aussi éelatanls; elle montre plus rarement cocore autant de modération, de raisou calme et lâQéehie, chez les vieUNrieux*

Dans cette campagne, le 10® de chassems avait largement partagé les dangers et les fatigues de la division dont il fatoail partie, et qui fut une des plus activement employées. Colonel et régiment avaient ikit leur devoir; mais, bien que presque toujours à Favant-garde, les cliauces de la guerre leur avaient à peine fourni queiquee-unes de ces rares occasions où le devoir s^accomplit avec éclat. Le 31 décembre, Auguste Colbert écrivait de Steyer :

« Ëncore une fois, nous venons de poser les armes; on vient de conclure avec les Autricliieus un armistice de quarante-cinq jours qui nous a arrêtés au milieu de nos brillants et rapides succès; il faut espérer que la paix va s'ensuivre» nous resterons en Autriche jusqu'à ce que tout cela se décide.

a J'ai mon régiment cantonné aux environs de cette ville, qui offre peu de ressources ou de plaisiis; à peine les habitants sont-ils remis du premier effroi qu'inspire une invasion aussi subite.

« Malgré la rigueur de la ssdson et les fatigues, je me suis très bien porté depuis que nous avons repris les annes. Mon régiment a peu souffert à Tennemi; la sai- .sou était peu favorable pour la cavalerie, à cause des glaces. »

Le &it est qu'en suivant les détails de cette campagne, nous n avons trouvé que quelques escadrons engagés partiellement; quant à la réserve de cavalerie, qui »

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formait une masse imposante, nous n'ayons pas vu

qu'elle ait été employée, et ici se trouvé confirmée la critique de Napoléon, que }'ai citée. Pour les Autrichiens, ils cherchèrent plus souvent à se servir de cette arme et le firent plusieurs fois avec succès, notamment à Taffaire contre Lecourbe devant Salsbourg,

Le séjour de 1 armée se prolongeant en Autriche, et le régiment d'Auguste Golbert restant toujours à Steyer, il en profita pour visiter le pays et parcourir différentes villes. Il était, comme nous avons déjà eu occasion de le remarquer, de ceux qui aiment non seulement à voir, mais à savoir, à observer et à apprendre. Déjà, avant la reprise des hostilités, il avait été visiter Batisbonne, d*oii il écrivait :

(( Si la ville n'est pas helle, les habitants sont aimables, la société y est nombreuse^ et nous y sommes bi^ vus lorsque nous en valons la peine.

« L'éducation des femmes d'Allemagne est bien supérieure à celle de nos Françaises, qui la plupart sont ignorantes comme des chouettes; les jeunes personnes dans ce pays savent beaucoup; tout le monde parle français comme moi et«récrit à merveille.

« Les personnes qui aiment la diplomatie peuvent se donner des jouissances à Ratisbonne, oii Ton trouve réunis tous les légistes politiques d'Allemagne, défenseurs des libertés germaniques. J'y ai trouvé un grand nombre d'bommes instruits et intéressants. »

Il passa également quelque temps à Linz, où il retrouva M. de Grouchy, son ancien général. Toutefois, malgré ses courses, on voit dans sa c(»rrespondanee poindre peu à peu Timpatience, Tennui du repos; il se

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