CHAPITRE XVI
rapport des fioanceSi doit être de eoDsenrer les sources
des richesses, de les augmenter, de s'en servir sans les épuiser, de iaire en sorte que la recelte soit en Jbalance avec la dépense, que chaque dépense suive sa destination, que la comptabilité soit réglée et bien constatée. Nul ne peut surveiller et bien administrer sans admettre ces principes généraux. Eh bien! en prouvant qu'ils sont souvent négligés, il est facile de démontrer que radmi-> oistration militaire est mal établie..* (1).
« La solde est insuffisante. Henri IVdîsaiL que celui qui versait son sang pour la patrie devait être aussi bien payé que celui qui fait notre habit ou notre chaussure. La première partie des contributions d'un pays n'appartient-elle pas à sés défenseurs ?
« La solde n'est économiquement calculée f[ue lorsqu'elle est basée sur les détails de l'emploi qu'on doit en faire. Si, du temps de Louis XIT, un soldat avait eu cinq sols, qui étaient le prix d'un mouton, il aurait eu trente ott quarante fois plus de solde que sous Louis XV, oùun mouton coûtait dix francs. La solde doit donc toujours suivre les variations du prix des denrées ; jamais elles ne furent plus chères, jamais enfin le soldat ne fut moins bien. Il faut qu'avec cinq sols il achète de la viande à huit sols la livre, du pain blanc pour tremper la soupe à quatre ou cinq sols la livre, des légumes chers à proportion, de Id^ poudre (2) à dix ou onze sols, de k cire et du blanc, etc., etc.
(î) Suivent des dt tnils sur radministration. Ces détails ne pouvant avoir d'intérêt que pour les militaires, je les reporte dans les notes placées à la fin de ce volume. V. note E.
(2) L'usage de se poudrer ne fut complètement abandonné dans Tar-
« G*efit en examinant ces détails intérieurs que l'on
admire la hoiUi et la subordination des Français ; on conçoit néanmoins que les chefo^ dont on n*ap|iiédd peut-être point assez les soins et le dévouement, doivent se servir de tous leurs moyens pour calmer les esprits et éviter Texamen à^WM posUim vraimmi dmre^ relativement surtout aux temps antérieurs où Taisance des ordinaires est continuellement citée.
« Tel est, citoyen ministre, l'aperçu rapide de la situation administrative des corps : il n'est point satisMsant, mais il n'est aucun individu sensé qui ne sache que les progrès vers lamélioration sont lents et successi&, qui ne sente combien il est dif ûcile de passer de Tôtat de désorganisation à l'état d'organisation, et qui ne s'aper* çoive de l'espace déjà parcouru pour arriver au but ; il n'est aucun chef de corps qui ne sache ce qu'on doit attendre des soins d'un général qui aime les troupes qu'il a su commander et des eiiorls d'un ministre éclairé.
a Croyez, mon générai, que tous mes moments sont consacrés à mon état; croyezque j*attachema plus grande gloire à mériter votre approbation.
« Nul dégoût ne pourra m'arrèler dans ma marche* Je connais mes obligations, ce sont celles du devoir et de la reconnaissance; jamais je n'y manquerai. Toutes mes réflexions tendent au bien-èUe de mon régiment. Je ehereke depuis longtemps à iùnner auw officiers cette (UvatiQu d'âme, ceUf (eme morale qui assure ta çonsi44^
rc\ée ({u'h (a Hrstauration. U|ie portion de 1{| ^trdo imp^ri^le p^fUit Qcore la pou4(e et la queue ji \V]itpr)oQ,