CHAPITRE XVII
Grandeur de la France; jalousie de TAngleterre. — Les Anglais leAisent d*éyacuer Malte. — Le premier consul et lord WJthworth. — Rupture de la paix d* Amiens. — Invasion du Hanovre. — Le général Duroc envoyé à Berlin, le colonel Colbert à Saint-Pétersbourg. — Lettre du premier consul au colonel Colbert. — Route de Paris à Saint-Pétersbourg : Kaiserslautern. la Saxe, Berlin, la Courlande, Narwa. — Le général llédouvillo, ambassadeur de France. — Le romte Voronzof. — Le prince Adam C/artoryski, — Audience de rempemir Alox.indro — Le grand-duc Constantin. — M. de Goitz, 1 ainiri^l Wancn. — La parade ; conversation avec l'empereur. — Les salons russes. — Pourparlers relatifs h Malte. — L'Anl^leterre commence les hostilités. — Le général Mortier reçoit Tordre de s'emparer du Hanovre. — Relour du colonel Colbert a Paris.
Les deux années qui s'étaient écoulées, de 1801 au commencement de 1803, compteront à jamais parmi les plus importantes de notre histoire.
L'œuvre de la Révolution semble accomplie, un ordre de choses nouveau commence. Ici, pour Napoléon, la p^loire du législateur, du fondateur, s'élève au-dessus de celle du grand capitaine : sans doute les deux sont impérissables, mais Fune vivra dans les faits tant qu'existera la nation française, tandis que Tautre n'est déjà plus qu'un grand souvenir.
A-U bout de ces deux années, la france se montrait
- cabne au dedans; chaqae jour les plaies h
narchie, la guerre civile, se cicatrisaient: proscrits avaient été rendus àr leur patrie; de^ " " -