CHAPITRE XIV
cbé dans la plaine outre huit et neuf heures du matiu, celle de O'Reiliy marchait en tèle : il avait 4 bataillons (2,228 hommes) et 6 escadrons (796 chevaux); il tourna à droite en remontant la Bormida vers Fragrolo. Derrière lui était le général en chef Mêlas avec 28 bataillons (14,204 hommes), commandés par Haddick et Kaira, et 22 escadrons (3,694 chevaux) sous les ordres de Elsnits. Cette colonne se dirigea droit sur Marengo. Enûn Ott, aveclG bataillons (6,802 hommes et 6 escadrons (740 chevaux), marcha sur Gastel Geriolo. Toutes ces troupes étaient, comme je Tai dit, accompagnées de leur artHierie.
Dans le même temps. Mêlas, inquiet de quelques rapports qu il avait reçus d'Acqui, avait envoyé 17 escadrons (2,340 chevaux) du côté de Cantaiupo (1).
L'avant-garde de l'armée française, commandée par le
général Gardanne, avait campé à cheval sur la grande route d'Alexandrie, la droite appuyée à Pietra Buona, la gauche à la Bormida, et, pour la soutenir, Victor plaça eu avant et à gauche du village de Marengo le 8« de dragons et la brigade de grosse cavalerie de Eellermann.
La division de Chambarlhac était rangée sur deux lignes, ayant sa droite à Marengo, sa gauche s*ét^dant en avant de Spinetla jusqu'au Fontanone , ruisseau encaissé et bourbeux qui coule parallèlement à la Bormida.
Vers huit heures du matin, le capitaine Deblou, offî.-
(1) Le total de Tarmée autriobieniie que Mêlas avul sous la main aurait donc été de honinet, dooi âtMâKi prirent pirt à la
bataUle.
18 THADiTlONS ET .SOUVENIUS
cier de correspondance du général Muiut, avait été dépêché au premier consul pour le prévenir qu'une bataille allait s'engager.
O'Keilly commença par essayer de déloger Gardaune de Pietra Buona à coups de canon. Les quelques pièces de la division française répondirent avec avantage. Haddick étant entré alors en ligne, les Autrichiens se déployèrent, malgré le feu de mousqueterie des Français. Les bataillons de Kaim commençaient à paraître. La lutte avait déjà duré deux heures.
Devant un ennemi si supérieur en nombre, le général Victor ordonna à Gardanne de se retirer par éche* Ions au delà du ruisseau de Fontanone , lui faisant prendre une ligne oblique se lia^t par la droite au village de Marengo, et par la gauche à la Bormida, de manière à prendre à revers les deux routes qui traversent ce village ; et comme O'Reilly se prolongeait sur notre gauche, il envoya un bataillon delà lOl^àlaStortiglione.
Les Autrichiens s'avancent alors pour franchir le Fontanone. Haddick, eupremièreligne^conduitses troupes. Là un intervalle de quelques toises sépare les combattants ; un combat plus meurtrier que le premier s'engage. Toutes les armes étaient en action ; des charges d'infanterie et de cavalerie , soutenues d*un feu des plus violents, se succèdent pendant plus de deux heures. Haddick est tué en voulant franchir le redou-» table ravin ; ses troupes sont mises en désordre. Elaim tenle sans plus de succès un nouvel effort.
Pendant ce temps, le général Pilati, ayant réussi à faire passer le fossé homme par homme aux dragons de rempereur, étant masqué fsx un petit bois, se prépa*
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