‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 6 sur 139 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

mi k nous prendre en flanc* EeUermum Tapercoit ei

fait charger les escadrons autrichiens par le 8« de dragons, qui culbute une première ligne. Ce régiment ramené à son tour, Kdlermiinn lui donne Tendre de le démasquer et de se rallier derrière sa brigade qui s avance avec 8ang-4roid, entame la charge à cinquante pas et jette la cavalerie eimemie dans le ruisseau, en lui faisant perdre une centaine de chevaux.

Il était alors environ midi. Les Autrichiens avaient échoué dans toutes leurs tentatives pour franchir le Fontanone.

Le comte de Bellegarde rallie la division de lladdick. Mêlas £sât avancer les 3,000 grenadiers de Lattermann, et ordonne une nouvelle attaque. Victor fait alors remplacer les troupes épuisées de Gardanne, qui depuis trois heures environ soutenaient l'effort de Fennemi par la 24^' légère, la 43® et la 96® de ligne de la division Ghambarlhae. Lannes arrivait en même temps sur ht droite et plaçait Watrin avec la 40* et la 22* de ligne entre Marengo et la Barbotta pour prendre en flanc Bellegarde, (]ui menaçait de nous déborder* Il laisse deux de ses demi-brigades en réserve vers Spinetta.

Le ccmibat se renouvelle avec fureur. L'ennemi parvient à jeter un pont volant sur le ruisseau en face de Marengo; les grenadiers autrichiens s'y précipitent; {dusienrs fois nos troupes les repoussent; ils reviennent à la charge, on se fusille à bout portant. « Les hommes tombaimt comme gièle, » dit Tintrépide général Rivaud (1), qui, quoique blessé d'un biscaïenà la cuisse,

(I) Rlvaod de la RaAiilàra (Olivier-Maooax). né le iO février 1700, à

reste à cheval ei fetit preuve dans la défense du village d'une fermeté peu commune. L'ennemi essaye de lancer sa cavalerie, qui est arrêtée par le ravin.

Cependant les Autricbiens reviennent à la charge avec de nouveaux renforts, et fondent sur le 40® de ligne du corps de Lannes et sur la brigade Hivaud. Nos bataillons plient; Rivaud sent que tout est perdu si le désordre gagne ; il court aux tambours qui fuyaient, les force à se retourner, les pousse en avant et leur &it Lattre la charge. Nos soldats entraînés se rejettent encore une fois sur Tennemi et le font reculer à plus de trois cents pas du village de Marengo.

Il était deux heures, et jusque-là notre position avait été à peu près maintenue. Marengo était toujours à nous.

Pendant ce temps, Ott, envoyé par Mêlas vers Saie, ne rencontrant personne et entendant sur sa droite un feu violent, avait cru devoir se rahattre de ce côté, et était arrivé sur le ilanc de Watrin, qui lui avait op« posé la 6« légère et un bataillon de la 22^ que Lannes fit soutenir par la 28®. O'Reilly, à notre extrême gaudie, avait forcé le bataillon qui occupait la Stortiglione à se retirer sur Cassina Bianca.

On tenait encore, mais toutes les troupes de Victor et de Lannes et leurs réserves avaient été engagées. A ce moment les munitions commencèrent à manquer. Quelques centaines de tirailleurs, n'ayant plus de cartouches, abandonnèrent en désordre le champ de ba-

Qvray (Poitou), mort en 1839. — Un autre officier général du nom de RiTCttd oommandaii à Haroogo une brigade de cavalerie; noua avona va qa*fl avait été envoyé le 13 à Sale.

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