CHAPITRE XXII
Mui»t poomll raroUdiio Ferdintad. — lovMkisteaie&t d*U1iii. — Prise du Micbeltbeig et du Fraupnberg. — « La gloire ne se paiw tnge pae ! »— * Nouvelle mission d'fidouard Colbert. — Capitulation d'UliB. — L'armée autrichienne, prisonnière, déiile devant Napoléon. — Proclamation à la grande arinëe. — Napl(V)n marche sur rinn. — Il fait occupfr le Tyrol par lo ii" corps. — Prise des forts de Leutasrh et de de Seharnilz. — Occui)alion d'Inspruck. — L'archiduc Jean evarue le Tyrol. — Jellachich et Wolfkell mettent bas les armes. — Le prince de Hohan à Bolzen. — Le colonel Colbert envoyé à Neumarckt et à Trente pour surveiller ses mouvements et prévenir l'armée d'Italie. — Le prince de Rohan est défait et pris à Casteifiranco. — Le 6* eorps quitte le Tyrol el marclie sur Klegenlùrtb^ puis sur Salibourg. Auguste GoUiert est Bommé général de brigsde.
Sans doute la journée d'Elchingen avait été désastreuse pour les Aulrichieos; outre les pertes considéra^ bles qu'ils avaient faites, rien désormais ne pouvait * arrêter Tinvestissement d'ULu, el cependant, eu ua points ils avaient réussi : tandis que Laudon disputait à Ney les hauteurs d'Elchingen et de Kesselbrunn, l'archiduc Ferdinand avait mis à exécution le projet, déjà conçu depuis plusieurs jours, de sortir de la place et de se soustraire à tout prix à une catastrophe qu il ne jugeait que trop imminente. Il avait partagé le corps
de 20 à 25,000 hommes, avec lequel il était résolu de
se faire jour, en deux divisions, l'iiuc commandée par Werneck, Tautre par HoheazoUem, dirigées sur Heidenheim par des routes difiérentes. L*arebidue, avec une réserve de cavalerie, devait passer par Geissllugen et Aalen, et tous devaient se réunir à Nordlingen.
Le même jour, 14 octobre, le général Dupont, placé à 1 extrême droite de Tarmée sur la Brenz, avait reçu Tordre de se porter en avant pour envelopper ou rejeter sur la ville les corps ennemis qu'il rencontrerait. Napoléon ignorait la sortie tentée par des forces aussi considérables. Dupont trouva Languenau occupé par Tennemi , et une grosse colonne autrichienne ûlait sur sa droite par la route de Nerenstetten. Dupont se contenta de làter Tennemi pour juger de sa force, puis se retira sur la Brenz, afin de couvrir les communications de l'armée par Gundefielden et Gunzbourg, et de prévoir l'intention que pourraient avoir les Autrichiens de créer une diversion pour dégager Ulm.
Les rapports du généra] Dupont, et les renseignegnements rapportés par le général Mouton, qu'il avait envoyé sur les lieux, ne laissèrent plus aucun doute à l'empereur : l'armée autrichienne était coupée en deux; une partie cherchait à s'échapper, 30,000 hommes restaientdans Ulm. 11 fallait pousser les premiers à outrance; ce fut Murât qu'il chargea de cette mission avec trois divisions de dragons, les chasseurs de la garde, la division Dupont, les grenadiers d Oudinot.
Dans la crainte que ces corps détachés de l'armée
ntrichieune ne tentàssent quelque chose sur notre ex- ^me clroite vers le Danube, Napoléon envoya à la