‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 78 sur 139 · CHAPITRE XXilt m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXilt m

(le France avait été iinpuissunle à venir au secours do TÉtat, ei la foule efirayée assiégeait les portes du Tré* 8or, âemandftiit son remboursemeot. La pTésenee de rempercur» des mesures éuergiqueSi quelques ressources proyisoires qu'on fût assez heureux pour se procurer, ari'ètèreal la pauique, et la coniiaace se rélablit.

On dit que ce fut à partir de cette époque que Napoléon conçut la pensée, qu'il réalisa, d'une réserve métallique pour parer à de semblables aecidents. Ce recours cà une réserve métallique peut paraître bien primitif et fa«ro sourire les financiers; cependant nous avons vu co m «yen, traditionnel en Prusse, la servir grandement lors des événements de 1866, et lui faciliter singulièrement le succès.

Ces lé^^ers nuages furent bientôt dissipés, et le vainqueur et la France purent jouir désormais sans partage de l'éclat incomparable de leur triomphe. Où allait-ou ? nul ne le demandait alors ; on se laissait entraîner par . le génie et par la gloire, et le poids de cette gloire ne se faisait pas encore sentir. Nos perles avaient été relativement peu considérables dans cette rapide et décisive campagne. Eulin Tennemi en avait payé les frais.

Napoléon savait- il lui-même où il allait? avait-il fixé des bornes à Tardeur inquiète de son génie, c[ui, dès qu*un horizon nouveau s'eutr'ouvrait de vaut lui, s*y précipitait avec fougue pour bientôt eu découvrir do nouveaux: semblable au joueur, qui, à mesure que les millions s'entassent sous ses mains avides^ les prodigue toujours pour courir à des chances nouvelles V

Napoléon subit alors un entraînement de ce genre;, tt 40.

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sans doute, il roulait déjàdans sa lAte dévastes projets, mais les succès inouïs qu'il veuait d'obtenir contribuèrent à les grandir meore. Ce fut alors qu*il rêva V empire du monde: il Ta dit plus tard; il alla plus loiu et se crut une Providence; il Ta avoué lui-môme (1).

Un événement survint à cette époque, qui, pour quelque temps, sembla devoir modifier les conditions .qui pesaient sur les destinées de l'Europe et de Napoléon. Pilt, Tâmede toutes les coalitions, Tinsliga-

• teur cette guerre à outrance contre la Kévoiutiou française et Napoléon, était mort le 21 janvier 1806^ usé par le long et laborieux exercice du pouvoir, dévoré parles luttes incessantes de la vie parlementaire. Déjà frappé par le désastre d'CJlm, un instant ranimé par le canon de Traialgar, Austeriilz lut pour lui le dernier coup. En mourant, il voyait ses combinaisons anéanties

• et put se croire vaincu.

' A sa mort, Fox son éloquent rival, qui n'avait cessé de combattre ses idées de guerre sans trêve contre la France, forma, avec quelques hommes modérés dont les

. idées se rapprochaient des siennes, une administration qui pouvait iaire concevoir des espérances de paix.

A p^ne Fox était^i ministre des Aflaires étrangères depuis quelques jours, qu*un individu arrivé de France vint lui proposer d assassiner Napoléon. Fox, indigné, le fit immédiatement arrêter ; mais, comme les lois anglaises ne permettaient j)as de le détenir longtemps, Fox écrivit à M. de Talleyrand pour le prévenir.

(t) Mémorial de Sainte-Hélène. Voir I profMt de» «Aires d'Espagne, t. |V, p.îS7etSBé; *

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