‹ Traditions et souvenirs touchant le temps et la vie du général Auguste Colbert, 1793-1809Chapitre 83 sur 139 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Le roi de Prusse accepte la cession du Hanovro. — Colère de l'Angleterre. — Paroles de Fox. — Sentiments de Napoléon à l'égard de la Prusse. — La reine Louise. — Le parti de la guerre l'emporte. — Le général Kiiobelsdorf à Paris. — Le duc île Hruiswick et les généraux prussiens. — L'armée française quille ses cantonnements. — Napoléon k Bamberg. — Sa prévoyance. — Proclamation à l'armée. — Le 8* corps. — Le général Coibert en commaiide TayaaH^irde. — SoUeits; StalfBld. — Mort du priaed Loitls de PraBse. — M. de Gentx à Weimar. — Coneteroalioiit détordre dans rannée prussienne. — Lannes devant léna. — Le Landgiafénberg. — flohenkriie. — Capellendorf. — Le roi aveo le gras de rarmée marche sur Freybetirg. ^ ArriTée de l'eropereiur. — Ba* taiUe d'Iéna.

On se rappelle que le comle de llaugwitz avait été envoyé à Yieime quelque (emps avant Austeriiu pour porter à Napoléon des propositions de son souverain, et déclarer la guerre dans le cas où elles seraient rejetées. Après la bataille d'Austeriitz, le 15 décembre 1^06, e^est-à-dire le jour même où le ministre de Prusse devait déclarer les hostilités, il signait le traité par leq<uel la Prusse, acceptant le Hanovre de Tempereur des Français, lui abandonnait en échange les margraviats d'Anspach, Bayreutb, la principauté de NeuCchàtel et le dudié de Glèves. Le roi Frédéric-GuiUaume, ignorant

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encore le traité auquel venait d'adhérer son ministre, avait fait proposer, le 22 décembre, au gouvernement , anglais de lui garantir la sécurité des troupes britanniques qui se trouvaient dans le Hanovre ; il fut donc d*aboKl fort embarrassé en apprenant ce qui s*était fait à Vienne; toutefois la tentation était grande; la possession du Hanovre répondait si bien aux convoitises de la Prusse, à son ambition, qu*il finit par accepter. Seulement, par une espèce de capitulation de conscience, il envoya Haugwitz à Paris pour demander à Napoléon que la cession ne fût définitivement ratifiée qu'à la paix générale, et, après avoir obtenu rasseutimeat du roi d'Angleterre.

Napoléon n'était pas homme à permettre qu'on revint sur des engagements. Il signifia à Haugwitz que le traité du 15 décembre n'ayant pas été ratifié dans le délai voulu, il n'existait plus ; en . môme temps il en imposa un nouveau plus impératif, par lequel la Prusse devait immédiatement occuper le Hanovre et fermer ses ports au pavillon anglais. Ce traité fut ratifié le 9 mars et de suite mis à exécution. Le roi de Prusse déclara par un manifeste solennel qull prenait possession du Hanovre que lui cédait l'empereur des Français, qui le possédait par droit de conquête.

L'indignation fut grande en Angleterre. Elle déclara immédiatement la guerre à la Prusse, ordonna le blocus de ses ports et mit l'embargo sur tous les navires prussiens qui se trouvaient dans les ports de la Grande- Bretagne. Dans le Parlement, Fox stigmatisa en ces termes la conduite de la Prusse : a Cette conduite, ditil, est un composé de tout ce que la servilité a de mé-

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