CHAPITRE XXIV
Le 8 octoitte, rarmée française pénétrait ea Saxe par
trois routes différentes. La colonne de droite, composée du corps du maréchal Soult, de celui du maréchal Ney et d*une division bavaroise» se dirigea de Bayreoth, par
llof, sur Piauen. •
Celle du centre, commandée par les maréchaux Bernadotte et Davout, et suivie de la réserve de cavalerie
du grand-duc de iierg, marchait de Baïuberg, par Kronaeh, sur Saaibouig.
Celle de gauche enfin, formée des corps du maréchal Lannes et du maréchal Augereau, partant de Schweinflirt, se dirigea par Cobourg et OrafenUial sur Saalfeld.
J'ai maiuLeaaiit à parler d'uae manière plus particulière du 6® corps. On se rappelle que la division Dupont avait cessé d*en faire partie après la reddition d'Ulm. La seconde division, commandée par le général Loyson, était passée sous le commandement de Marchand, nommé général de division. Elle était composée du léger, 39% 69* et 76« de ligne.
La troisième division, devenue seconde, sous les ordres du général Malher, iuL commandée successivement par Vandamme, Gardanne et Bisson. EUe se composait du 25» léger, 27«, 50* et 59* de ligne.
Enfin, le 10*^ de chasseurs et le 3*^ de hussards formaient toujours la brigade de cavalerie légère placée eous les ordres du général Colbert ; c*était, en somme, un total de 14,000 hommes dlnfanlerie et 2,000 chevaux y compris Tartillerie. Le chef d*état-major était le général du Taillis ; parmi les aides de camp ou olliciers d'ordonnance du maréchal, étaient : le chef d'escadron Labrune, le lieutenant Saintp^imon, lessous-lieu-
m TRADITIONS ET SOUVENIRS
tenants Montasquiou-FesenBac et d^Albignac J*aaiaiB
encore plusieurs noms à citer; toutefois, il en est un que je ne puis omettre, c'est celui de Cassin, secrétaire intime du maréchal, homme d*esprit et de coBur, et dont les conseils furent souvent utiles. L'esprit qui animait le sixième corps fournit au général F dans ses
Stnmnirê mUitaireê^ de judicieuses et curieuses ré- Hexions que je m'empresse de rapporter ici : ce Après avoir vécu, dit-il» longtemps ensemble danslesbaraquas de Montreuil, nous venions de faire la campagne la plus brillante ; nous en avions partagé la gloirey les fatigues, les dangers; nous nous étions mutuellement appréeiés sur le champ de bataille. Il faut dire que celle appréciation n'avait pasété également favorable à tous noscbeis ; nous comptions d'excdlents oolonels, entre autres M aucune, du 6^ léger; Lamartinière, du oU^; Dalton, du 59^ ; mais il y avait des généraux bien faibles. Us n*en étaient ni moins aimés ni moins estimés, et par une espèce de convention tacite, les colonels dirigeaient la brigade, et le général lui»mème suivait eette direction
sans s'en rendre compte. »
Puis il termine par cette réflexion : « Je regarde cette confiance mutuelle, celte union entre les régiments, entre les ofûciers de tous grades, comme une des grandes causes de nos succès » (1).
Mon père, comme je Tai dit i»écédemment, avait été passer quelques jours à Paris. Le 1^*^ octobre, il rejoignit le corps d*armée à Anspach.
Pendant quinze jours, après une longue année d at-
(1) i8MiomifViitfllls^dudaod0F«MiiMO,