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Le beau menhir du Perrain, situé à la porte de Bain, est appelé par les habitants Pierre longue.
Tout près de lui sont deux immenses blocs de quartz qui ressemblent à des tombeaux. Les lapins du pays ont fait leurs garennes dessous. Les paysans, qui les nomment tables des fées, racontent qu'un trésor y est gardé par une ievretU blanche, qui court toute la nuit sur la lande et s'amuse â jeter par terre les gens qu'elle rencontre. Tous vous diront l'avoir vue,
(CoiDmuaiquè pv H. A. Oimiq-)
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a Les débris d'une grotte aux fées, â un kilomètre de Plurien, couvrent des richesses incalcu-
labiés. Mais pour les posséder, il faudrait, lors de la pleine lune, se présenter à minuit sonnant devant la grotte enchantée, et rompre la chaîne de lutins grimaçants qui l'environnent. Une nuit, î
un laboureur, mécontent de son sort, passait près de la grotte ; il vit sortir de la terre un être à forme humaine, tenant dans chacune de ses mains un flambeau d'où s'échappait une lumière semblable aux flammes d'une fournaise ardente.
Cette apparition avait les proportions d'un géant ; de sa voix lugubre elle dit au laboureur : <c Si tu veux en finir avec cette vie de misère, suis-moi. » L'imprudent suivit le fantôme, et depuis on ne l'a plus revu. C'est une histoire que les gens de
Plurien racontent pendant les sobrées d'hiver. » |
(B. Jollivet, p. 319.)
Presque partout les paysans croient à l'existence de trésors enfouis sous les menhirs ; certains recouvrent des barriques d'argent, à Meillac (Ille-et-Vilaine) par exemple ; mais ils savent de leurs pères que la pierre doit se renverser sur le sacrilège, et ils la respectent. On m'a toutefois assuré que certains paysans, la nuit, ont essayé des fouilles, à Meillac notanmient.
(Communiqué par M. Bézier.)
En Konnandie (cf. A. Bosquet, p. 14$), celui qui toudieun trètor le premier meut»