‹ Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne (volume 2)Chapitre 9 sur 54 · LÉGENDES ET CROYANCES QUI S'Y RATTACHENT · texte numérisé non relu

LÉGENDES ET CROYANCES QUI S'Y RATTACHENT

des âges préhistariques I I m io™n,, i m. connai.;=n=e du moi™, .n

"S2* rôle assez restreint dans les récits légendaires des paysans. Ditns des pays où abondeiil les contes de fées et de lutins, les récits diaboliques ou lugubres, j'ai interrogé avec le plus grand soin plus de cent personnes, sans Tecurillir autre chose que de courts rédts, parfob assez vagues. ', J'ai déjà douné quelques dépositions sur ceux qui

passent pour les avoir construits. On trouvera plus loin d'autres fragments qui sont tout ce que ' j'ai pu trouver, soit en fouillant les livres relatife

au pays gallot, soit eu interrogeant les paysans. Mais auparavant je crois devoir constater que, sur plus de quatre cents contes publiés ou inédits que j'ai recueillis, j'en ai trouvé setilement une dizaine qui se rattachent quelque peu à des monuments préhistoriques.

Dans la Couleuvre, no xxiv des ConUs populaires, i« série, il est parlé incidemmem d'uue fée qm deitieurait dans uu des doltnens de U

T-RAfiLlTIONS ET SUPERSTITIONS 2/

Brousse, commune du Gouray. D'autres récits, que j'ai recueillis depuis, mettent encore en scène ces mêmes fées de la Brousse, mais d'une manière tout aussi incidente. La Fée de Créhen, no XXI des Contes des paysans et des pêcheurs, semblait avoir sa demeure dans un dolmen ou dans un tumulus des bords de T Arguenon ; mon conteur n'était pas très-précis à cet égard. Dans ce récit, la fée devient chrétienne, - et quand le prêtre l'a baptisée, il maudit la grotte, où jamais on n'a habité depuis.

Dans les légendes relatives à Gargantua, les menhirs figurent parfois, mais ne jouent, ainsi qu'on l'a vu, qu'un rôle assez effacé.

Jamais je n'ai entendu parler des druides, pas davantage des bardes : les paysans gallots ne connaissent ni ces noms, ni leurs équivalents.

Les monuments mégalithiques passent, ou plus exactement passaient pour être hantés la nuit, soit par des fées, soit par des lutins, parfois par des revenants ; mais les terreurs superstitieuses dont ils étaient l'objet ont une tendance à s'effacer.

« A la fontaine Cadio, en Plédran (Côtes-du- Nord), existe une roche aux fées, sur une pièce de terre dite la Roche ; elle est longue de 45 pieds. L'une des extrémités s'arrondit en cercle fermé, et l'autre extrémité, aussi fermée,

TRADITIONS ET SOPERSTITIOl

mais par une pierre plate, est entourée de quatre pierres debout, fichées en terre. Au fond de cet arc de cercle, qui se trouve en dehors de la grone, il y a une pierre d'une énorme épaisseur, placée de manière à former un siège. Des enfants qui nous avaient suivi nous dirent que c'était la chaise de Michel Morin, homme extraordinaire, qui remplissait ce cercle de sa capacité, et qui, lorsqu'il s'asseyait sur cette pierre, avait le dos appuyé à celle qui forme la grolte, bien qu'elle en soit éloignée de 3 ou 4 pieds, et les bras accoudés sur les roches latérales, quoiqu'elles soient à 5 ou 6 pieds l'une de l'autre... »

(Hubatquc, 1. II, i6}-}H-)

V A i,;oo mètres du bourg de Saint-Jacut du Mené, pitm posée. Le dessus de cette pierre est complètement plat. On y remarque comme l'empreinte d'un pied d'homme. La légende raconte que Gargantua, monté sur celte pierre, fit ua effort pour s'élancer sur une autre pierre à trois kilomètres plus loin. Sous cet effort, son pied s'est gravé dans la pierre, ain^ que sur celle sur laquelle il venait de sauter; mais cette dernière jusqu'à présent est restée inconnue. »

(EmDul de !• ChEDiliin, p. ;a.)

n Sur le versant ouest du Tertre-Ali», en Louvigné-du-Désert, est une chaise de pierre : la

nuit les fées viennent, dit-on, s'y asseoir pour filer. Aussi, ajoute la légende, trouve-t-on souvent auprès des mognons de laine. »

(Danjou de U Garenne, p. 54.)

« Des femmes du voisinage de la fontaine Cadio, près de laquelle est un dolmen, nous apprirent que les fées venaient souvent à minuit danser autour du monument. »

(HalMsqne, t. II, 365-364.)

« Sur la lande du Fao, en Saint-Gelven (Côte&-du-Nord, partie bretonnante), est un dolmen. Les vieux habitants du bourg s'imaginent que sous ce dolmen vit une légion de fées qui, tous les soirs, à minuit, sortent de leur demeure pour venir danser sur cette pierre. » (Ernoul de la Cheneliére, p. 39.)

En beaucoup d'autres pays existe la croyance que les fées viennent la nuit autour des roches qui portent leur nom. On la retrouve en Normandie (cf. Amélie Bosquet, p. 96; abbé Cochet cit. dans les Matériaux^ t. I, p. 264) ; dans le Valais {Mater., II, a s 7); dans le pajrs de Luchon (^Bull. de la Soc. d'Anthr., 3* série, II, p. 167); en Berry (cf. Laisnel de la Salle, t. I, p. 100).

Les lutins vont autour des Roches piquées de la forêt de Haute-Sève ; il faut bien se garder d'en approcher quand ils sont auprès, car il arriverait certainement quelque malheur.

(Conté en 1880 par Françoise Dumont, d'Ercé.)

« A Trébeurden (partie bretonnante des Côtes-du-Nord), ces monuments, principalement les dolmens, sont hantés par les gorriket, que quelques habitants prétendent même avoir vus. . . Ceux qui passent tard auprès de leurs demeures pressent le pas,

30 TRADITIOKS ET SUPERSTITIONS

li Sdu^^

€um Jea nuiii uni pUcici le pLui ument >oiu : l'on DOmmc pitfque panout ij Corrilud. D'au

tre, FiTir iriUm : I» Kt^ili di P'swlmr.)

Jadis on racontaii â Plévenon que des revenants sortaient la nuit du tumulùs de Château -Serin. Comme il y avait eu autrefois dans le voisinage un couvent de moines qui ont laissé mauvaise réputation dans le pays, on supposait que c'étaient les moines qui venaient faire pénitence après leur

(Gintè en iSSo pir Scoluliiiue DuRDd, ie PJinaoB, Igle de

« 11 sort la nuit du tumulus de CréhcD une femme tantôt blanche, tantôt revêtue d'un vêtement de brouillard, qui, des coups répétés de son battoir, fait retentir les rives de l'Arguenon, oii elle va laver son linge. C'est une des croyances du pays, et on la retrouve dans toute la Bre-

(Htbuqus, t. III, p. lU.)

En BcTry, jddia uae fte appini

le Luntry, et

: i laagsc bube. (Cf.

« Depuis longtemps les fées ont malheureusement disparu ; mais le monument (de la Roche aux Fées d'Essé) est resté. Dans les nuits, quand la bise souffle au dehors, on entend comme des plaintes dans la Roche aux Fées, et Ton dit que ce sont les morts qui reposent là qui appellent les fées protectrices, et que ces plaintes se renouvelleront jusqu'à ce, qu'elles soient revenues. »

{Le Collectionneur bretonj t. III, p. 55.)

Quelques paysans m'ont dit qu'ils croyaient que des marquis étaient enterrés sous ces pierres. (Marquis veut dire personnages; à Pléneuf, on raconta à Habasque que c'étaient des générais,) Les tumuli, au nombre de cinq, que j'ai découverts à Meillac, Tinténiac et les environs, sont tous pour les paysans des lieux de repos.

(Communiqué par M. Bézier.)

Il y a à Créhen un tumulus dont la terre passe pour ne point diminuer, bien qu'on en ait pris maintes cliarretées pour construire les maisons du voisinage. La terre jaune qui le compose sert de mortier pour la maçonnerie.

(Conté en 1880 par Rose Renaud, de Saint-Cast, qui l'avait entendu dire k Créhen.)

On m'a raconté à Ercé que les pierres de Haute-Sève n'avaient pas toujours été aussi grosses que maintenant, et que jusqu'à une certaine

époque leur volume avait augmenté. Je n'ai pu savoir avec précision si mes conteurs voulaient spédalement parler des Roches piquées ou de la chaîne de gros blocs naturels qui I forêt.

n Bcrrj. (Cf. Laûnel

En beaucoup d'eadroits, on pense qu'il est dangereux de les détruire, parce que les esprits qui les ont construits ne manqueraient pas de se

B Le tumulus de Château-Serin, en Plévenon, fut longtemps préservé de la destruction, parce que les fermiers prétendaient que la lerre qui le composait eût fait périr leur récolte. Uq préjugé semblable a fait conserver le tumulus de Pléneuf, sous lequel les voisins me dirent que des ginirais Paient enterrés. »

(HatHuque,

ur 1c pUcer lur ti unobe it

le prédictions funettfs. :■ (Amélie Bocquel

Une sorte de crainte superstitieuse, dont je i pu me faire expliquer la cause, fait qu'ils s respectés par les paysans.

(Coaunudiqué ptr U. BéziCT.)

A Saint-Ré mi-du-Plein, dans un champ qui se nomme aujourd'hui le Rocher ou les Rochers, il y avait une roche aux fées soutenue par quatre piliers. Quand on voulait ensemencer on portait le soir dés galettes ou du pain, avec un peu de beurre, et le lendemain le champ était ensemencé. Lorsque le propriétaire du champ fit sauter ce rocher, on murmura beaucoup dans le pays.

(Conté par Joseph Legendre, jardinier, de Saint-Aubin-du- Cormier.)

Q}iand M. du Cbatellier voulut, en 1879, explorer le tumulus de Run, près Tréfiagat, les habitants regardèrent ces fouilles d'un mauvais œil.

« Ce n'est pas sans peine que j'ai obtenu l'autorisation de fouiller ce tertre : les habitants du village craignaient les représailles des KorricSf race de nains doués d'un pouvoir surnaturel, et passant dans l'esprit de nos paysans bas-bretons pour être les constructeurs de nos monuments mégalithiques, quelque gigantesques qu'ils soient. Aujourd'hui encore, disent-ils, ils hantent, la nuit, les monuments qu'ils ont construits et savent se venger de ceux qui osent les violer.

« Depuis mon exploration, j'ai reçu les plaintes d'un des habitants du village de Run, qui me dit que, comme il l'avait prévu, les cborriqutt, depuis que j'avais violé leur demeure, s'introduisaient la nuit dans son écurie, et, s'en prenant à ses chevaux, les malmenaient si bien, que le matin il les trouvait couverts de sueur. Depuis quelques jours cependant, ils semblaient leur laisser quelque répit, et cela parce qu'il avait appendu à l'une des poutres de son écurie un chapelet de coques d'œufs de poules, avec lesquels les chorriquet savent prendre grand plaisir à jouer. Je voulus lui faire comprendre que ses chevaux avaient probablement éprouvé quelque malaise dont ils étaient remis, et que

14 TRAOITIO

a dupclst d« eoigoa i'aiiSi m^ iult [

« Sut le versant ouest de la vallée de Moat- Leuvier^i Louvigaé-du-D£sert, est un groi<|»e de dis i. douze iHocs gigantesques de granit, coaan sous le nom de Ksches Saittl-GuUlaumie, et que Ja nature a supeipostes sous l'aspect le plos .pttoresque et le plus bizarre. Plusieurs portent ite basons et entailles de formes et grandeurs difiërsates. Dans le pays elles sont toutes désjjpiéet comme ayant appartenu à l'usage da «tiat iqû, Inivanl la tradition, fît pendant quelqne temps son séjour en cet endroit. L'une aurait été son douet (réservoir oli on lave le linge), l'autre sa fotttaine, une autre plus petite son écuelle; deu «titres se 'touchant seraient Pemprehite de ces genoux ; une entaille forme celle de sa modeste CH»x de bois. EnfiD plusieurs autres de Ibnne aUoBgée seraient la marque des coins de ■oatK. 'qtii ont voulu'essayer, mais toniattrsen vain.Ae 'îtaàK cette roche. On a aus^ donné le nom de rues de Paradis, du Purgatoire et de l'Enfer, aux intemlles étroiis qui séparent ces énormes Uoea. On vous motitre aussi l'endroit oti coudnlt Ik

CDmjou

■«M. p «.se.)

J)E iA HAUTE-BRZTAaNX 35

^ Huelgoat^inisière), on nomme Ménagi de la Vierge. àeox pierres creusées régulièrement de plusieurs bassins. (Athenas., Lyeie lurmoricain^ t. VI, p. 385.) £n Normandie, vn mégàlitbe a s«nri.de lit à saint Ccneiy. ^Cf. A. B<iA|utt,.p. j6a.$

4c A.Pluzunet.(Cdtes<dn-Nord), unjoc J^gé«oin<iit .ccBUsé 4e nomme le lit de saint Idunet. C'était, dit-on, la couche commune du saint et de sa sœur sainte Dunnvel... Au chevet de ce prétendu lit, il y a une croix en pierre .^rossiëfement travafllée. A trois kilomètres du bouig, une pierre affectant la forme d*un sSifC «e nommait Chaise de saint Yves : un jour que le saint était fiitigué, il s'assit dessus, «t die se fifly» sous hn m fonir de si^. » (Emonl de Ja Chenelière, p. 34.)

Près de Jugon est un menhir qui descend, la nuit de Noël, boire dans la rivière del'Arguenpn. Un homme du pays, qui ne voulait pas croire que ce fût vrai, alla la nuit de Noël pour le voir; mais jamais personne ne l'a revu.

(Conté en 1880 par Jeanne-Marie Chesnais, de Jugon, domestique.)

D'ik|Més.une!]2Dte des Anciens ÈMiks df BxA" Uigne, j)ar MM- Xjeslin de JBûurgogne et A. àt Barthélémy, t. DI, p. 2.19, les fées jouent k nuit avec les mégalithes die h, iBroosse.et i»oiit techû^ gner dans les ruisseaux du voisinage.

« Sur le Mont-Louvier, en la commune delLou»» vigné-du-Désert, était une magnifique .pieire branlante, aujourd'hui détruite. £Ue ihait naturellement posée en équilibre si parfait, qu'un seul homme pouvait la faire osciller d'une n^anière

sensible. Tous les ans, disait -on, la nuit de Noâ, pendant la messe de minuit, elle allait boire dans le ruisseau qui est au bord de U vallée, et remontait aussitôt se remettre à la place qu'elle venait de quitter. »

(Dujon ic !• GutoDC, p. 49,)

a Dans le bois des Couardes, en Sùnt-Étienne en Coglès, se trouve un groupe naturel de blocs de granit, aussi imposant par sa masse que pittoresque par son aspect. L'un d'eux, qui a près de } mètres de haut sur une langueur plus considi^ rable encore, est superposé à plus de 2 mètres au-dessus du sol sur trois autres blocs non moins énormes, ce qui donne i cûl ailles iit roclicrs la fausse apparence d'un gigantesque dolmen. Tous les ans, dit-on, à Noël, quand les cloches sonnent la messe de minuit, la roche la plus élevée descend pour aller boire au ruisseau qui coule i ses pieds dans la vallée, puis elk remonte se replacer elle-même sur sa base. Mais malheur à qui se trouverait sut son passage I Elle traverse l'espace avec L-i rapidité d'un clin d'ccil; son choc terrible serait inévitable. On serait kra- *«*( (écrasé). »

Si-S,.)

▼ers la grande fonuine, située & quelque distance, pour s'y désaltérer. (Amélie Bosquet, p. 173.)

Le menhir de la Tiemblaye, en Saint-Samson, qui se nomme Pierre longue ou Tonnerai est rayé d'une barre blanchâtre en quartz, qui se détache très-visiblement sur le ton gris du granit. C'est, dit-on dans le pays, la marque d'un coup de fouet dont le diable cingla la pierre un jour qu'il était en colère.

m A Pluzunet il y avait naguère une roche à fleur de terre dans laquelle les gens croyaient reconnaître la trace d*un bâton et Tempreinte des pieds d'un cheval. La légende dit que le diable n'ayant pu réussir & faire saint Idunet offenser Dieu, disparut furieux, eu imprimant ces marques sur le rocher, s (Emoul de la Chenelière, p. 34.)

« A Saînt-Étienne en Coglès, au sud du Rocher-Jacquot, sont deux allées couvertes ou Roches-aux-Fées à moitié ruinées, et il ne reste qu'une seule des pierres de recouvrement sur chacune d'elles ; les autres gisent à terre. Les diables viennent, dit-on, depuis fort longtemps, la nuit, essayer de remettre ces pierres en place ; mais ils n'ont jamais pu y réussir. On les entend chanter en dansant autour, mais sans qu'il soit possible de comprendre ce qu'ils disent. »

(Danjou, p. 64.)

D'autres dolmens, en divers pays, portent aussi le nom de Pierre au Diable, entre autres celle de Jambes, près Namur. (Cf. Maiér.f t. V, p. 40s.)

}$ TRAtimONS ET 5UPERSTITTOMS

Sur UD bloc recouvert de ^gnes arc&aûiaes, Atué à IMogé, les paysans voient l'empreinte d'une sangtë, des griffes et des fesses du diable. Us m'ont raconté qoeSatati s'érant rais dans Tesprît d'emporter cette pierre au Mont-Sain t-Bfidiel, Tavait sangtée ei s'était arc-boaté pour ii soulever; raaia U sangle cassa, et c'est â l'effoiT qnH fit pour U retenir que sont dues les empreintes «fe son derrière et de ses griffes.

(CoBitDDii<i!aé ftr H. Rtict.)

L'He d'Herreu, la plus proche de cdls àe Sesai (Loire-Inférieure), contient un grand tiombre de rochers dont la surface est couverte de bassins et de cerdesi U y en a une entre autres que les habitants appellent la Cuùtnt du ZJiaile ; ils y voient les marmites, les poêlons, le Ut ofi il couchait.

(P. Albeau, U Lym irmcricaim, t. VI, p. ;!].)

TuAtoKt nrovis

Presque tous ka nxmunienls pTéhistoriques passent pour renfermer des trésors ; il en cat de m£me des gros blocs erratiques qui se trouvent dans les champs ou sur les landes.

Vers Ëccé, on dit que les trésors qui sont enfouis dessous appartietment au diable pendtnt

DE XA ttAUTB^BRS-TAGKE ^^

t re nt e ans, et pendant trente ans aux homnies. Qjiand c'est la période du diable, il est inutile de Ibuiiler dessous : on ne trouverait rien.

S» NoniMadi», les tréson, tu bcoit de oentans, appotMansM «Il <]Mi}ile> (Cf. A. fiotu^uet,. p. 141.)

Sous la Rocke piquée de la Ibrêt de Haute- Sève, y y a un trésor. It y a bien longtemps de cda, éts gens voulurent s'en emparer, et ils creusèrent au pied de la pierre ; mais à mesure qu'lb creusaient, la Roche piquée s'enfonçait phu avant, et on voyait sortir de dessous des crapauds noirs qui sautaient sur la terre et grossissaient à vue d'œil. On trouva de la cendre au-^ près.

(Conté par Fnuçoise Dumont, d*Ercé.)

Le menhir de la Tiemblaye, en Saint-Samson, est incliné à 45 degrés environ ; on prétend qu'il doit cette position penchée aux fouilles pratiquées au pied pour découvrir le trésor qui s'y trouve caché.

On m'a conté à Dinan que lorsque les chercheuj^ de trésors eurent creusé à la base du monolithe, il sortit de la terre des flammes qui les forcèrent à interrompre leur travail.

On assure qu*à différentes époques on a fait des fouilles sous un menhir de la forêt de Bretonne, dit la PUm aux Hountux, pour y découvrir un trésor ; mais k chaque Ibis d*effinayantes spfariiinnB les firent diaeontiouar (A. Bosquet» p. 186) ; das

TRADITIONS ET SUPBKSTITIOMS

taioatéi de Biuiimn (cf, ibid,, p. ify)-

u Lx tradition du pays veut qu'il y ait un tiésor coTi^érable sous un gros bloc de granit attenant au sol et creusé d'un bassin de 8; centimètres de diamètre sur 15 de profondeur, près la chapelle Saint-Eustache en Saint-Étienne-en-Coglès.

K La pierre de la Lande-du-Mont en Saint- Hilaire-des-Landes recouvre, suivant la tradition du pays, un trésor considérable, n

CD.nj

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