‹ Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne (volume 2)Chapitre 16 sur 54 · I, p. lo;, ies lits boiichoiL · texte numérisé non relu

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A la Poterie, canton de Lamballe, on avait crainte des Margot la fée, et on ne passait pas volontiers près de leurs pierres.

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Elles se rendaient invisibles quand elles le vouaient. Si on était à leur causer, elles vous disaient : « R^ardez donc par U, « et |>endant qa'oo tourti^t la tète elles disparaissaient.

Elles parlaient soavent des fées de Guenroc (anpfts d'Uzcl, i an endroit qui se nomme Sûtit-Jean- Baptiste), où il y avait aussi urie autre société défies.

I0£ TRADITIONS ET SUPERSTITIOKS

fées des houles, avec Itsquelies elles ont plus d'une Mmilitude.

Ce nom de Margot la fée est employé dans nombre de pays Jes Côies-du-Nord, principalement dans les airondis.semems de Saint-Brieuc et de Loudéac, pour Jv-signer les fées lerrestres qui avaient pour deiiiuure les roches aux fées, les gros blocs, les laiiJt-s, etc. (cf. les pages 80 et suivantes du présent volume). Celles du Cas Margot, aux CDviroQS de Moncontour, habitaient même une véritable houk : c'est une excavation creusée dans le rocheir, li qui, assure-t-on, s'étend i pluùeurs lieues liu loin ; elle est située sur le bord d'uae rivièrt; : jamais les chiens n'ont voulu y pénétrer.

On voit une grotte assez semblable non loin de Loudéac.

a Sur le bord du Lii, i trois kilomètres au nord-ouest de Plémet, se trouve un moulin encaissé dans un amas de rochers i légendes. On y remarque une sorte de grotte dans laquelle un homme peut entrer en rampant. Ces rochers sont les demeures de la fée Margot. L'un d'eux imite la forme d'un fauteuil grossièrement taillé; i droite se remarque une petite cavité. C'est le siège de la fée, el l.i cavité l'endroit où elle posait son coude. »

(EmoDl de 11 ChendiLrc, p. 40.)

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EUes se rendaient invisibles quand elles le vouaient. Si on était i leur causer, elles vous disùent : « Regardez donc par U, » et pendat» qu'on tournait la tête elles disparaissaient.

Elles parlaient souvent des f<?cs de Guenroc (anpTËs d'Urel, i tm endroit qui se nomme Saict-Jean-Baptiste), où il y avait aus:i «ne autre société deËes.

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