LES REVENANTS
croyaace aux revenants esi à peu ^ris i générale en Haute-Bretagne; bien qu'jn I plusieurs endroits elle ait une teiuLm^L- A s'affaiblir, elle y est encore très-vivace. Bl.ll,.o.1|3 de gens très-braves, et qui ne reculeraient Lli:\,ini aucun homme, n'oseraient, pour tout l'or du monde, passer seuls à la nuit close d:ins un cimetière ou dans un lieu hanté par les revcnc^nts, A la campagne on ne frouverait personne qui voulût rester la nuit seul en tète-à-tête avec un mort, ou coucher dans une chambre n où il
Nombre d'anciens châteaux ont leur cli.imbrc de revenants. A l'époque de la Révolution, 1c chlteau de Maurepas, près Rennes, était, dUait-on,
fréquenté par des spectres. Moreau et Volney, qui n'y croyaient guère, établirent dans les caves rimprimerie clandestine de leur journal, et personne n'eût osé aller les déranger.
Il n'est guère de commune où l'on ne trouve des endroits « où l'on voit de quoi » et « où iJ revient ».
Il en est de même en Beny (cf. Laisnel de la Salle, t. I, p. 92); en Bretagne bretonnante, « le paysan breton vit an milieu des trépassés : il les entend gémir dans les bois, dans les taillis • (GuyoHvac'hf p. 183).
A Saint-Cast, non loin de la colonne érigée en souvenir de la bataille de 1758, est un bas-fond qu'on appelait la Cassière (lieu bas et humide) des damnés, parce que les Anglais hérétiques, et par conséquent — dans l'opinion catholique étroite — damnés, y avaient été enterrés. On y voyait / des apparitions, des feux, des lances brillantes et des fantômes.
Dans les Miellés (monticules de sable qui bordent la plage de Saint-Cast), on a vu se promener à la nuit un prêtre qui chantait : c'était un M. Richard, qui avait été vicaire à Saint-Cast; bien des gens reconnaissaient sa voix.
(Conté en 1880 par Rose Renaud, de Saint-Cast.)
Dans le Morbihan, d'après Dulaurens de la Barre, VàlUtSy
le TVjUiHMf du Raintr, on Knt «ppanhre un prfett? qui coD-
trouve en KDnniodïC (cf. Amélie BosqueT, p. 6i, uvaliers bluicï ïodiï dèflilB pdT cjkvalîcrï idd^a qnipaiCDUrtnt une praiiie pcn-
D'ïprèi Panianias (in Jiliài), qnaire ctnis ans iprés U baiflille de Uu-aihoo od «lEnidut toutes Lei niiita, nu lieu où elle «e donna, det hcDuisscmcna de rhevaui et dea bruits de
Habasque, à l'article Erquy (t. IIl, lOS), parle de l'allée des Chenotiaux, à Biénassis, où chaque □uit un prftie lil son bTé%-iaiTe.
« A la croix Artebise ea Saint-Doaan, les morts reviennent. De leurs mains décharnées et froides ils sùsissent les passants attardés, et s'amusent à les faire tourner avec une elTrayante rapidité. »
(B. JoUiïH, .rtkle 5i;«-Dtnm, 1. 1, p. (J.)
Un homme de Conaquen en Evran, qui allait en journées à l'Angevinais, s'en retournait un soir après son travail et passait par le haut du vallon. Dans le fond de k vallée, il aperfut une table autour de laquelle étaient un grand nombre de personnes, et il reconnut parmi elles plusieurs dises connaissances qui étaient mortes. Il eut très-