C. — Revenants qui demandent la sépulture
Des maçons construisaient une minoterie. Us se fâchèrent avec le petit manoeuvre qui leur apportait le mortier, et le firappèrent si dur qu'il
, mourut. G>mme il n'y avait alors personne et que le goujat était un petit vagabond, ils résolurent de n'en rien dire et de cacher son cadavre dans les fondements, qui étaient très-profonds.
Le moulin construit entra en pleine activité, si bien qu'au bout de quelque temps l'ouvrage pressait si fort qu'on dut le faire marcher même la nuit ; mais quand arrivait minuit, toutes les lumières étaient subitement éteintes par un souffle invisible, et on entendait dans toutes les parties de la maison un bruit très-fort, d'autant plus étrange qu'on ne voyait personne.
Un des garçons s'offrit à voir ce qui causait ce tapage. A minuit, sa chandelle fut éteinte ; il se leva et ne vit personne. Il ralluma sa lumière, qui fut encore éteinte, et en même temps il entendait un bruit aussi fort que si tout le moulin craquait.
Il s'écria alors :
— Si tu es du diable, va-t-en ; si tu viens de la part de Dieu, dis ce que tu désires.
— Mon corps, répondit alors une voix, est sous les fondations du moulin, et je désirerais qu'il fût mis en terre sainte.
On obéit à la demande du fantôme, et on n'entendit plus aucun bruit depuis.
(Conté en 1878 par J. Bonchery, de Donrdain.)
Cette croyance, qui a été celle de tonte Tantiquité, se retrouve en Beny (cf. LaUnel de la Salle, t. II, p. 91).
D. -7 Revenants qui viennent accomploi une