G. — REVENANTS QUI VIENNENT AVERTIR
M. de la Garaye menait joyeuse vie, chassant même à travers les clos des pauvres gens, buvant sec et faisant ripaille. Son beau-frère, mari de sa sœur, mourut, et quelque temps après son enterrement, où assistèrent plus de cent prêtres, il apparut à M. de la Garaye dans son avenue. Il était tout en sueur, et une goutte de sa sueur étant tombée sur la main de M. de la Garaye, elle le brûla comme de l'eau bouillante. C'est à l'endroit où cette apparition lui était venue qu'il fit bâtir la chapelle qui existe encore.
(Conté par M. Léonce Petit, 1880.)
Cette légende est racontée un peu différenunent dans le Guide du casino de Dinard, Rennes, in-52, 1881. J'en ai cité une variante dans ma Liti. orak, p. 200.
Ces apparitions de damnés se retrouvent dans les Légendes chrétiennes de Luzel, t. II, L'Ame damnée -^ Damné quoipe dévot, etc.
Cf. La Marraine damnée de Restif de la Bretonne, qui est un vériuble conte populaire recueilli en Bourgogne. {Les coniemporaints far gradation ^ p. 79, éd. Assézat.)