‹ Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne (volume 2)Chapitre 6 sur 54 · M TRADITION · texte numérisé non relu

M TRADITION

UPERSTITIONS

iées, qui apportaient les pierres dans leur ieoantiirt (UbUer), tout en filant leur quenouille.

Ces bonnes fées disaient ce travail la nuit.

L'une d'elles s'aperçut, à uo certain moment,

qu'elles étalent épiées, et fil part de sa découverte â sa compagne qui s'écria : « Tire-lui les yeux. — Comment veux-tu ? il en a plus de mille. » Le malin qui épiait le travail s'était masqué la figure à l'aide d'un tamis.

(Communiqué par M. 1 B A 400 mètres e

1 sud du bourg de Pteslin, arrondissement de Dinan, prés le village de Camier, alignements de menhirs, au nombre de 65, rangés sur cinq lignes; cinq sont renversés. Le plus haut a y° JO au-dessus du sol, et la plus grande ligne a actuellement 97 mètres de long. Les anciens habitants racontent que les fées portant ces pierres pour la construction du grand mont Saint-Michel et les trouvant trop lourdes, les déposèrent  Pleslin et les alignèrent sur un' espace de }oo i 600 mètres, daas la direction de l'est i l'ouest. »

(Enoul de la Chendiin, p. 10.)

R La paroisse de Saint-Just est connue des savants à cause de ses grosses pierres appelées, à tort où à raison, druidiques. Elles couvrent les landes de Cojou et de Tréal. Les bonnes gens du

pays disent que ces pierres ont été apportées par ler iées, qui en remplissaient leurs tabliers, ou furent jetées là par Gargantua, qui les trouvait gênantes dans ses souliers. »

(Guillotin de Corson, p. 193.)

En pays bretonnant l'érection des migalithes est attribaie aux korrics et aux nains de diverses espèces, paiibis aux fées : « A Prat sont des dalles alignées qui, d'après la tradition, ont été apportées là dans la peau dn ventre ou le ubUer d'une fée *. ar Groich Roux, la fée rousse. > (Ogée.)

Ce sont les fées qui, en Monoandie dans leurs ubllers (cf. Amè> lie Bosquet, p. 177 et 187), en Auvergne pour se mettre à l'abri de la pluie (cf. Gobert cit. par Cambry, Monupunts «itiquis, 13a), dans le Velay, dans l'Ain (cf. Monnier, p. 433-42$, etc.)^ ont construit les dolmens et les menhirs. En Berry, « elles le» portaient, malgré leur pesanteur énorme, dans leurs tabliers de gaze. Souvent aussi elles n'avaient pas le temps de les mettre en place, surprises qu'elles étaient avant la fin de leur besogne par le chant du coq. » (Martinet, p. 6 ; cf. aussi JL4usnel de la Salle, t. I, j.)

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