‹ Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne (volume 2)Chapitre 7 sur 54 · GARGANTUA · texte numérisé non relu

GARGANTUA

Dans une citation précédente, empruntée à M. Guillotin de Corson, on a vu que les pierres de Saint-Just avaient été apportées par les fées ou par Gargantua. Il y a en effet en Haute-Bretagne toute une série de mégalithes auxquels est attaché le nom du géant que Rabelais a rendu immortel» et que peut-être il avait trouvé dans la tradition

TRADITIONS ET SUPEKSTI1

populaire. J'en cite seulement quelques-uns; leur liste plus complète figurera dans mon livre intitulé : GargaïUua dans les tradiitani popuhUrtf.

Près du Fon-la-Latte en Plévenoa, est un menhir haut de 3 mètres environ. C'est le Bâton de Gargantua. Dans une légende encore inédite que j'ai recurillie i Saint-Cast, le géant, au retour de ses voyages, piqua sa canne auprès du château en disant : « Tant que le moode sera monde, elle y restera, s A Saint-Suliac un menhir ■ qui n'a guère qu'un mètre de haut est une dent que Gargantua se brisa en avalant trop précipitamment une pierre emmaillottée qu'il croyait être un de ses enfants.

(Cf. le conle de H"* 4e Cemy iglicuU : la Dml Jt Gar-

D'après deux contes gargantuesques que j'ai en portefeuille, la pierre du Pontgamp et celte de Saint-Mirel ont été laissées là par Gargantua. Un jour qu'il était 1 faucher, il laissa tomber dans la prairie sa pierre à aiguiser que l'on y voit encore et qui, disait mon narrateur, est grosse et haute comme un fût de six barriques.

Um l^nde anaJopie eil «pponée j«r M. Lonii DuTtl, AU n^ei d'une pierrt A tlGler de Garganiua qui h trouve 1 Cn- DonU ID Nomudic (p. lo « tuii.). D'iuirei pMrrei à iiffiler de Girgantut le loienl 1 Ntiufic — cf. lui Girguinia coutnicteur dî mcDhïn, A- Boiquet, p. 177 — e1 près d'Auuj, «Imu 11 prairie du Cbamp-da-Martyri, à ce qu'on n'm dh. On

in*a conté que le géant, « étant un jour en colère, jeta en Tair la pierre qui lui servait à aiguiser sa faux. Elle se piqua dans le milieu de la prairie où elle est encore. »

La Quenouille de la femme de Gargantua se voit à côté de Josselin ; c'est un menhir de 6 mètres de hauteur ; son Fuseau^ autre menhir de 5°^ 30 de haut, est à Locqueltas.

D'autres menhirs portent le nom de quenouilles. Cf. Quenouilles de la FaUf Monnier, p. 424; Quenouilles des fées, A. Bosquet, p. 177.

Le menhir de la Tiemblaye en Saint-Samson se nommait autrefois Pierre de Gargantua; mais c'est, m'a-t-on assuré, une appellation qui n'est plus guère usitée.

« Sur le bord de la route de Vannes, à quelques mètres de l'extrémité de la rue Lorois, à la GaciUy, se trouve la Roche-Piquée. On regarde dans le pays ce menhir comme un grain de sable sorti des souliers de Gargantua. »

(Ducrest de Villeneuve, Le Château^ stat.^ p. 48.)

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