A TRADITIONS ET SUPERSTITIONS
guer, etc., l’épine blanche, quand elle se présente isolée et au bord d’un chemin, est l’objet d’une sorte de culte superstitieux. J’ai vu dans mon enfance des paysans dont la vache ou le cheval boitait accidentellement, ou par une cause quelconque, tailler dans le chemin le « pas » de la bête, enlever la motte et la déposer sans la rompre dans l’épine. Ils étaient convaincus que l’animal serait guéri avant que la motte fût séchée, ou dissoute par le vent, ou décomposée par la pluie, de manière à tomber d’elle-même. Je ne les ai point vus recourir à ce procédé pour la guérison des personnes.
(Communiqué par M. B. Robidou.)