IS2,: TRADITIONS! ET'ISUPERSTITIONS
pas les gens et les éclaire même au besoin ; mais il n’aime pas qu’on se montre irrespectueux à son égard ; sinon il se venge en faisant prendre aux mauvais plaisants un bain forcé.
Un homme, qui était un peu en ribote, vit l’'Éclairous qui voltigeait près d’une mare.
— Viens m'éclairer, lui dit le laboureur en plaisantant, et pour ta peine je te donnerai une de mes puces.
Cette parole sembla irrévérencieuse au lutin, qui fit tomber l’ivrogne dans la mare, et lui lançait de l’eau sur la figure et sur tout le corps, en criant: « Voilà pour tes puces! voilà pour tes puces |! »
(Conté en 1878 par Henri Louapre, d’Acigné.)
Un jour un homme allait pour passer une planche jetée sur un ruisseau; de l’autre côté, il vit l’Éclairous, et il lui dit :
Éclaire-moi, Foirard}; J’vas t'donner deux liards !
Le lutin l’éclaira; mais quand l’homme fut passé, il ne lui donna rien, et l’Éclairous, pour se venger, le éantouilla dans l’eau et le foula longtemps.
(Conté en 1880 par Françoise Dumont, d’Ercé.)