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(25 novembre). On dit qu*à cette époque le lard est meilleur.
La tuerie de cochon est une occasion de fêtes et de politesses entre voisins.
n en est de même en Basse-Bretagne (cf. Galerie hret.^ t. II, p. €9.)
Pour que le cochon profite, on offre un morceau de lard à divers saints. A Saint-Cast, l'offrande se fait à saint Jean ; â Plurien, c'est à saint Antoine.
Dans le charnier où est le lard, on met un morceau de fer à cause de Forage.
Le cochon ne prend (de sel) que ce qu'il lui en faut, le bœuf tant qu'on en veut lui donner (M.). Cela se dit en parlant du lard qu'on sale.
Le lutin prend parfois la forme d'un cochon; toutefois il figure assez rarement dans la suj»erstition.
Une femme d'Ercé, un soir qu'il y avait eu foire aux environs, vit sur la banquette un cochon qui était couché et ne remuait pas. Elle se dit :
— Il est à un marchand de cochons qui vient d'entrer à l'auberge ; il faut aller le prévenir.
Elle était avec une de ses amies. Après avoir fait quelques pas, elle se retourna : le cochon avait disparu. C'était le lutin.
(Conté en 18S0 par Françoise Dumont, d'Ercé.)
Dans le récit qui suit, il est question d'un homme métamorphosé en cochon k cause de son impiété.
Il était une fois un homme qui voulait tuer son cochon le lendemain. Dans la nuit, il alla chercher le prêtre pour le confesser et lui apporter le bon Dieu. Il frappa à la porte du presbytère, et le prêtre se leva. L'homme lui dit qu'il avait à la maison une personne sur le point de mourir, et qui avait besoin de recevoir les derniers sacrements.
— Est-ce qu'elle est bien malade ? demanda le prêtre.
— Oh ! oui, monsieur le recteur ; je pense qu'elle ne passera pas la journée de demain.
Le recteur se décida à. suivre l'homme, qui l'emmena chez lui et prit une lumière, puis sortit de la maison. Ils marchèrent encore, et le prêtre demandait toujours s'ils n'étaient pas bientôt arrivés.
Enfin ils s'arrêtèrent devant une petite hutte. L'homme ouvrit la porte et dit au recteur :
— Nous y voici; entrez.
— Malheureux I s'écria le recteur.
Dès qu'il eut dit ces mots, l'homme fut changé en cochon, et il était si semblable à l'autre qu'on ne pouvait le reconnaître. Les deux cochons devinrent si méchants que, huit jours après la métamorphose, on fut obligé de les tuer tous les deux et de les encaver.
(Conté en 1881 par J. M. Comanlt, du Gouray.)
Voici les contes où le cochon joue un râle :
2= série ; La Houle Sainl-Michel, np v (les Kes voient un coclion) ; La Houle du Lmg-Vd, tt" xvm (tmie des fëes) ; La Cbomlte mouliiwin, DP Lni (elle est traînée par des cochons); La Houle de la Teignouse, n<> m (une fée métamorphose en cochon ua homme qui avait dédùgné sa fiUeuIe).
Dans un coate inédit recueilli aux environs de MoDContour, des fïes se plaisent i nourrir les petits cochons d'un fermier.
Une fin de conte très-ft^uente est celle-ci, qui décrit une grande ripaille:
Les petits cochons couraient par les rues, tout rôtis, tout bouillis, la moutarde au derrière ou au eu et la fourchette sur le dos, et qui voulait en coupait u