‹ Traditions indiennes du Canada nord-ouest [microforme]Chapitre 112 sur 160 · DE LA PREMIÈRE LÉGENDE · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE LÉGENDE

TCHAPÉWI ou ETÉWÉKWI

Akfwéré-ton Etéwékwi inl’ané, Tchapéwi Au commencement vieillard un, Tchapéwi ulyé yinlé, wéya nadéné wéya pinlè.

appelé était, ses fils deux hommes ses fils étaient. Ekhu pgattanhè pottsen itta, djiyé Alors l'automne vers on était vu que, de fruits entlon yakhinli. Etéwékwi wéyazé-khié beaucoup il y avait. Le vieillard ses fils-deux aëndi sin :

leur dit donc :

— Sékhiéné khié, enson tédi nan kkié — Ma suite deux, voilà ici cette terre sur djiyé entl’on yagunl'i ensin, pottsen nayinnigé de fruits beaucoup il y a vu que, de cela heureux dayuna. Tta ékkié pottsen nawozé yénafwen vivez. Là où jusque je vais chasser vous pensez aëksanon, pottsen daha; khuli oteié sédakkiélorsque, jusque-là allezx-y ; mais très bien obéissez-

ahattié: Djiyé dékpalé ponchiéayé sanan!

moi : Les fruits blancs mangez nepas!

Béson chiayè endé, nayiéwu él’éwukkpas wolléni, Vous les mangez si, vos dents agacées seront, nayiékhiéné kkpatcho. Eyitta djiyé vos descendants aussi. C’est pourquoi les fruits delzen éjiji khi âha-wolléni. Akhula noirs ceux-là seuls vous les mangerex. Et de plus tteédh teindäha sanan, akhiéndi.

la nuit ne sortez pas, leur dit-il.

— Enhlenh! ayékhendi kotchilé.

— Oui! répondirent les deux frères.

Nivwa koyan pottsen eltchilékhu wétga Loin unpeu jusque les deux frères leur père dakkié-akhintté, kpuli étayon ensi wétchélé : obéirent à, mais tout à coup le cadet :

— Djiyé ponchiéwotei, yéniwen itta, — Des fruits je veux manger, pensa-t-il vu que, évitta djiyé kpayé wémon ensi yayité.

c’est pourquoi des fruits blancs il cueillit et les mangea. Khinté tay wétchélé kkiézén afwen.

L'ainé aussi son cadet comme agit.

Eyitta Tchapéwi khittsen ittchié :

C’est pour cela que Tchapéwi contre eux se fdcha : — Ta onipon du sédakkié ahâtté on?

— Comment donc n'avez-vous pas pu m'obéir ?

akhuyendi. ‘ leur dit-il.

nan | pas !

léni, ont, yÉ fruits iula > plus

hié :

dcha :

on ?

béir ?

Ekhu éyitta édéttchattsen naïnténéha, Alors c’est pourquoi loin de lui il les pourchassa, tédi ndu tsélé kkié nivwa tidilla, étgiénetti celte île petite sur loin il les plaça misérables

yayenda kunkpa. Eyitta doékpa diti ensi :

ils vivent pour que. C'est pourquoi ainsi nous disons : — Nayiédéjiékhé djiyé kpayé khiéha yinlé,

— Nos ancêtres des fruits blancs ont mangé,

ensin, akhu nayiéni, wéttsihonné idli, donc, et nous, leurs descendants qui sommes, l’'énayiéwu-dékkpas, diti.

en avons eu les dents agacées, disons-nous.

Dattini (les Kolloches).

Dunè ya-mon-riyay (l’homme qui a fait le tour du ciel).

Etié-Kotch6 (le renne gigantesque).

| L'intchangé bètea (le père des Flancs-de-

Chiens).

Nontiilè (l'aigle gigantesque).

| Tchapéwi où Ennéèdhékwi (le vieillard).

| Teatsan (le corbeau).

344 LÉGENDES DES FLANCS-DE-CHIENS HÉROS ET DIVINITÉS DES FLANCS-DE-CHIENS

Tou-nè (les habitants du lac).

Tsa-tchôs (le castor géant).

Yikôné (l’hydre ou le bœuf ailé).

Re

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