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LA DÉCOUVERTE DU MÉTAL

Tradition des Dénè-Cuivres.

Un Olpelnah (Ennemi des Pays plats, Esquimau) enleva une femme Dènè et l’emmena au

(R.-P. Monthiton, Miss. cath., 1874, p. 343), ainsi qu'avec celle

| (x) Comparer avec la légende des Tuamotou, de Méni et Rii | ÿ | des Taïtiens (L. Gaussin, Tour du monde, 1860, p. 302).

pris et s’y

rent pour ut à fait.

il, désorandir les e avec la

ir,et c’est t le soleil ().

’Athabasca,

, Esquinena au fäni et Rii

l’avec celle 02).

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Join, de l’autre côté de la mer de glace. Il l’épousa et en eut un fils, dit-on. Mais, quoiqu'il la traitât bien, la malheureuse supportait mal son esclavage. Elle ne songeait qu’à s'évader. Après avoir attendu longtemps, il se présenta enfin à elle une occasion favorable qu’elle s’empressa de saisir : à l’occasion d’une fête, il y eut une orgie, on dansa et l’on se fatigua beaucoup. Aussitôt, elle profita du sommeil profond dans lequel la peuplade était plongée pour se jeter dans un Umiak avec son enfant, et se confier À la mer.

Mais elle ignorait d’autant plus de quel côté elle devait se diriger pour regagner sa patrie, que son ravisseur lui avait, en partant, voilé la tête dans sa propre couverture. Elle ignorait donc la route qu’il lui faudrait suivre pour regagner le territoire Dènè. Toutefois, elle se dirigea vers l'Orient, et vogua toute la nuit sur la mer. Le jour suivant, elle rama encore.

Dans les parages qu’elle suivait, la mer, dit-on, est peu profonde et les îlots abondent. La pauvre femme s’en allait donc d’île en île, tout en cherchant sa nourriture. Quand la traversée était trop longue entre deux îles pour qu’elle pût la franchir en un seul jour, elle plantait, le soir, une longue perche dans le fond de vase au-dessus duquel sa barque de peau flottait, y attachait sa

barque, et, s’y couchant bravement, elle bivouaquait ainsi sur la mer.

La voyageuse répéta cette manœuvre pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu'elle atteignit un continent oriental où elle aperçut l'estuaire d’une très large rivière qui venait du soleil. Elle ignorait où elle se trouvzt, par quelies gens elle serait reçue. et même si la terre où elle allait aborder était ou non habitée ou habitable.

Cependant elle ne savait trop er quel endroit prendie terre, lorsqu'elle vit un loup blanc (Yés) qui traversait l’eau à gué et se dirigeait vers le même rivage qu’elle. De temps à autre, l’animal se retournait vers la femme et semblait la convier à le suivre.

La ‘yageuse se décida à voguer sur les brisées du loup qu’elle comprit être son protecteur et son Jnkpanzé (Ombre ou talisman, fétiche, nahuatl, bon génie), et elle le suivit.

Le loup disparut sitôt qu’il toucha au rivage. La femme aborda au même endroit, elle y abandonna son umiak, et, comme elle savait que I loup décèle la présence des fauves herbivores, elle se mit à la recherche d’une proie, et ne tarda pas à apercevoir un grand troupeau de rennes. Elle emmancha alors d’une longue perche unc alène en” fer qu’elle possédait, et de ccite lance improvisée, elle put, en se plaçant à l'affüt sur

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le bivoua- le passage des rennes, percer un de ces animaux et le tuer.

La voyageuse, toute contente, dépeça alors 54 proie, alluma du feu, fit rôtir les flancs du ca- 7 ribou, et se rassasia ainsi que son petit Esqui- | mau de fils. Puis elle découpa ic restant de 11

re pendant eignit un aire d’une Elle igno-

gens elle viande, dressa un boucan, y fuma sa venaison 4 elle allait afin d'avoir des provisions de voyage, et se re- l le. mit, pleine de courage, en quite d’une nouvelle j

el endroit anc (Yés)

proie. L Mais, comme le petit Esquimau, dans sa glou- 4

t vers le tonnerie, volait toute cette viande et la dévorait ’ : Ü

, l'animal en cachette, pendant l'absence de sa mère, la

à convier femme Dènè abandonna cet enfant sans pitié, et

partit toute seule pour retrouver son pays.

| Ayant donc continué sa route, elle aperçut, 1: | long du fleuve à l'embouchure duquel elle avait | débarqué, une vive lumière au sommet d’unc 1] hante montagne. Il y briilait comme du feu.

r les brirotecteur fétiche,

rivage. La voyageuse voulut savoir d’où provenait cette 1} y aban- clarté et cr feu, et elle gravit la montagne. Elle É que le y trouva un métal rouge qui ressemblait à la À bivores, fiente de l’ours frugivore ou du castor, et qu’elle LE 1e tarda appela de ce nom : Tsa-intsanné (fiente de castor). À

rennes.

he unc e lance ffüt sur

Elle comprit que c'était ce métal qui produisait “ ce feu et cette lumière sur la montagne (1).

(1) Sans doute le volcan Saint-Élie, qui s'éleve à l'embou-

Poeme re | Den mé RE

La voyageuse ramassa de ce cuivre natif, et, continuant sa route, elle finit par arriver chez des hommes (Dèné) qu’elle reconnut, à leur langage, pour appartenir au même sang que sa famille.

Elle demeura donc avec ces gens-là, et leur dit :

— Voyez le métal que j'ai découvert, sur ma route.

— Où donc? lui demandèrent-ils.

— Au bord de la mer occidentale, sur la montagne flamboyante, répondit-elle.

Les hommes s’y transportèrent donc; ils trouvèrent, eux aussi, de ce métal précieux, ils en ramassèrent, ils en rapportèrent chez eux, ils en firent des couteaux, des alènes et autres instruments, et vécurent ensuite bien à leur aise grâce au métal que la voyageuse leur avait procuré.

Mais, un jour, ces hommes ingrats injurièrent celle qui était leur bienfaitrice. Ils voulurent lui faire violence et abuser de ses grâces. Alors elle se sauva, froissée jusqu’au fond du cœur. Mais eux la poursuivirent. Elle s’en fut donc jusqu’à la montagne qu’elle avait vue en feu, où elle s’enfonça et disparut sous terre avec tout le métal qu’elle leur avait procuré. On ne la revit jamais plus depuis lors.

chure de la rivière du Cuivre, dans la mer de Béring, lieu qui paraît être l’abord des Indiens Couteaux-Jaunes ou Cuivres.

natif, et, chez des langage, famille.

leur dit :

, Sur ma

Ja mon-

ils troux, ils en ix, ils en S instruise grâce

ur. Mais squ’à la Ile s’ene métal t jamais

r, lieu qui ivres,

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C’est là la fin de l’histoire de la Femme au ne ai métal (x).

Racontée par Ekunélyel, auGrand-Lac des Esclaves, en 1863. ®

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