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L’ARRIVÉE DES FRANÇAIS

Tout d’abord, lorsque les premiers Français arrivèrent de ce côté-ci des terres de partage, je les ai vus, moi qui vous parle. Moi, devant moi, ces choses se sont passées, vous dis-je (en 1789).

Pour lors, ur beau jour, on entendit dire :

— Voilà qu'il vient d'arriver beaucoup de Banlay (Français). Il y a avec eux un grand chef, plus un chef subalterne. A part ces deux-là, il y a beaucoup de Français.

Donc, comme j'étais encore un adolescent, je

Dans ce cas, les Nakantsell ou Petits-Ennemis, des Dindjié, seraient des Esquimaux orientaux,

Dans cette légende, aussi bien que dans celle de la Femme au métal, il faut voir un apologue des migratiens successives et périodiques du continent asiatique en Amérique et de l’Amérique au Groënland, ivigrations que le commerce curopéen seul a fait cesser.

(1) I s’agit ici des Franco-Écossais qui constituaient la Compagnie canadienne dite du Nord-Ouest, rivale de celle de la baie d'Hudson, dont les éléments étaient anglais. Mais il existait des Français Au Canada, au Grand-Lac des Esclaves, avant a venue de ces deux compagnies.

demeurais avec mes parents. Cependant, je suis fils d’un Français, moi, vous le savez. Mais ma mère est une femme Dènè qui ne parle que le Cris, et ma grand’mère est une Crise. Il y a donc trois sangs dans mes veines.

Alors les Français étant à peine arrivés, ils se dirigèrent vers la cabane de mon oncle Jacques Beaulieu.

— Chez vous, y at-il quelqu'un qui entende le français ? nous demanda-t-on.

— Sans nul doute! leur répondit-on. Nous sommes tous ici Français ou fils de Français (1).

— Eh bien! alors, toi, puisque tu es Français, tu nous serviras d’interprète, dit à mon oncle Jacques le grand chef des Blancs.

Or il y avait avec ces gens-là un Anglais qui comprenait, je crois, un peu le tchippewayan, mais pas très bien. Il se nommait James.

— Or sus, continua le grand chef des Blancs, rassemble donc tout le monde.

Mon oncle ayant convoqué tous les sauvages, il en vint une grande foule de tous les côtés du lac des Esclaves. Il vint aussi là beaucoup de

(1) Ceci est la meilleure preuve que, si Sir Alexander Mackenzie mérite l’honneur d’être appelé le premier explorateur du fleuve qui porte son nom, i] ne le découvrit nullement, puisqu'il trouva dans cette région de vrais Français accompagnés de leurs enfants métis.

, je suis Mais ma > que le . H ya

és, ils se Jacques

entende

n. Nous içais (1).

Français, on oncle

lais qui ewayan,

s Blancs,

DES DÈNÈ TCHIPPEWAYANS

Flancs-de-chien, bien que jusque-là nous eussions toujours été en guerre, car ma famille avait épousé les intérêts des Dènè proprement dits.

— Alors, vous autres, qui donc est votre chef? demanda-t-on aux Flancs-de-chien,.

— C'est celui-ci, L'inya-bétsa, le fils du Chien, répondirent ces sauvages.

— Eh bien! continua le chef Blanc, toi qui t'appelles Fils du Chien, je t’établis chef sur ta nation ; mais il faudra parler en notre faveur auprès de tes guerriers.

Nous sommes de très bonnes gens, paisibles ; nous ne tuons pas le monde, nous aimons les sauvages. Si ::"s nous procurez des pelleteries et de la viande, ::: retour vous gagnerez de quoi vivre confortablement. Recommande donc bien à ta suite de travailler aux fourrures. Dis-leur bien ceci: Si vous préparez des pelleteries, on vous procurera beaucoup de bonnes et belles choses qui vous aideront à vivre confortablement.

Ces vêtements, ce chaudron, cette hache, ce couteau, admirez-les donc! On vous donnera des abiets semblables pour vos fourrures.

— Dans quoi fais-tu cuire ta viande, Fils-du.- Chien ? demanda-t-on au chef flanc-de-chien.

Alors le Fils-du-Chien tendit au Français une marmite en racines de sapin nattées.

— Oh! cela ne vaut rien, dit le chef des

Français. Voilà qui est meilleur. Vois-le donc. C’est une marmite vraie, cela.

Le Fils-du-Chier. prit l’ustensile, le considéra; il passa la main dessus son métal brillant et s'écria: « C’est bon ! »

— Eh bien! verse de l’eau là-dedans et mets «e vase sur le feu. Bon! voilà que l’eau bout; vois-tu, Eh bien! mets-y de la viande à cuire, maintenant.

Alors, voyant avec quelle promptitude l’eau y bouiilait, et que la viande était cuite en rien de temps, les Sauvages se prirent à danser de joie.

— Et cependant cela n’est rien encore, dit le chef des Français. Si vous nous procurez beaucoup de fourrures et de la bonre viande, si vous ne maltraitez pas les Français, un grand nombre de chaudrons semblables vous seront donnés, ainsi que beaucoup d’autres objets qui vous feront passer la vie agréablement.

Ayant ainsi parlé, le grand chef donna au Fils-du-Chien un habit rouge à basques et à parements, un chapeau à claque et à plumet, un couteau, un chaudron, un mouchoir, une tasse à boire, une hache, des aiguilles, du tabac ; tout cela pour rien, en pur don.

— Ah! ahi voilà que vous ignorez encore ceci, dit le bourgeois. On l'appelle tabac.

Alors il donna une pipe et du tabac à tous ies

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le donc. Sauvages et leur apprit comment on se servait de ces objets nouveaux pour eux.

onsidéra ; Mais dès qu’ils eurent commencé à fumer :

rillant et

s e* mets qui vomirent. Toutefois tout le monde était sa- 1 au bout; tisfait; aussi l’on chanta et l’on dansa toute la di

e à cuire,

de l’eau y n rien de r de joie.

ore, dit le

rez beau- utré, et nous ques. | l'4 e, si vous Ce que je viens de raconter s’est passé à l’ex- jh id nombre trémité Nord-Ouest du Grand-Lac des Esclaves, ii t donnés, sur la Grosse-Ile, en ma présence. |

i vous fe-

donna au

— Que c’est mauvais! s’écrièrent-ils.

Ils firent la grimace, ils crachèrent; il en est

nuit.

A cette époque là, ainsi que je vous l’ai déjà dit, je n’étais pas encore homme fait. Cependant je m'en souviens comme si c'était d’hier; car j'étais un jeune garçon de quinze ans (1).

Mon oncle suivit les Français à titre d’interprète

Racentée par le patriarche métis François Beaulieu, en 1863.

(1) Cela donne 89 ans à François Beaulieu, en 1563. Il

mourut, en 1875, à l’âge de iox ans et quelques jours. Il s'agit ci de l’arrivée de Peter Pond, officier de la Compagnie canadienne du Nord-Ouest.

ne tasse à bac ; tout

ez encore

à tous ies

INKPANZÉ OL'É

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