‹ Traditions indiennes du Canada nord-ouest [microforme]Chapitre 128 sur 160 · LE PREMIER HOMME · texte numérisé non relu

LE PREMIER HOMME

Ttathè dènè ullé. Ekhu ettayan dénè D'abord d'homme point. Puis tout à coup homme unli, sni. Etlasén dènè sheltsi békkèil y eut, dit-on. Qui donc l’homme fit nous odilyan ïllé la, nuni.

le savons ne pas, nous.

Ekhu yay énattiun, ttasin sheltsi, Alors l'hiver arrivant, quelque chose il fit, hay sheltsi lésan.

des raquetles il fit peut-être.

— Etla wasttè? ékkéodélyan illè, dé- — Comment vais-je faire ? il ne le savait pas, mais keulu kkpi dépithel bétta hay toutefois du bouleau ilcoupa par quoi les raquettes ziré sheltsi, Koanbi intthay hay leur cadre il fit. Le lendemain les barres les raquettes

yé célya. Inlapè-dziné nionidhéru, hay dans il plaça. Le jour suivant étant arrivé, les raquettes odélyon sheltsi; kgulu:

toutes furent faites; mais :

— Etla wasttè uspay opa? yénidhen — Comment ferai-je pour les natter ? pensait-il tta, ttsékwii bépan-ullé itta, duyé sin.

vu que, une femme n'ayant pas, c'était pénible. Ekea onttè ttu bé keunhè yé hay Cela étant cependant sa maison dans les raqueltes

shéllaw, tpèdhè anadjaw shétpi la. Kpanpi-

gisant, la nuit arrivant il se coucha. Le lendemain dédanè nni-épayu, ékutta hay-kkèdh

de bonne heure se levant, c’est fini une des raquettes

teannidhéttsen épay laku.

à moitié est lacée assurément.

— Etlasen sé-tchanpè sé hayé

— Qui donc durant mon sommeil mes raquettes elgay sunnu? dènè-édéléti; keulu shun

lace je pense ? se dit l'homme; mais impossiblement dènè kkaneltpa sin.

il voit quelqu'un.

Inlapè tséteez ttè tthi ékhu kpanpi dé, Une fois il dort encore et alors demain étant,

hay tthila yazé épgay yonnashéttsen.

les raquelles encore un peu sont lacées davantage. — Etlagen atti sunni? yénidhen tta, — Qui donc a fait cela je pense? pensait-il vu que,

hay raquetles

rénidhen pensait-il sin.

pénible.

hay raquelles panpiendemain kèdh raquettes

hayé raquettes hun siblement

DES DÈNÈ ‘TCHIPPEWAYANS 439

yé-ola ttsen onelhiun, ti hantta;, le faite de sa tente vers regardant, une perdrix s’envola, sni la.

dit-on.

— Ah! diri ti atti ikkèlal uni- — Ah! celte perdrix a fait cela assurément ! on dhen.

pense.

Inl’apè teèdhè anl’aon dènè shétgiun ékhu’ Encore une nuit encore il dormi! et

yelkgan, hay kkatchiné odélyon épay la, à l’aube, les raquelles presque toules sont lacées, ckhu tthi ti anl'aon natgettap nadli et encore la perdrix de nouveau s'envola de sin.

nouveau.

— Tta awasnè ékkéodesyan, adéléti dènè.

— Ce queje vais faire je le sais, se dit-il.

/ilttsen anattiun, nibali-layé otanil- Le soir venu, la tente son faite il obtura tchushu, nétei nadli® tthi. Shani

avec une peau, il se coucha de nouveau el. Seul shétei la, duyé sin.

il dormit, c'était pénible. Kpganpi ttsénidhéru ttal'aon, hay Le lendemain s’éveillant aussitôt que, les raqueltes sédéthiyé pay dènègpa shella. Ti entièrement lacées à ses côli: gisent, La perdrix

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