‹ Traditions indiennes du Canada nord-ouest [microforme]Chapitre 131 sur 160 · BOUSE-ENFANT · texte numérisé non relu

BOUSE-ENFANT

(Légende du Dieu-Lunaire national des Cris ou Ayis-Iyiniwok.)

Lorsque les Tyiniwok (hommes) ou Ayis Iyiniwok (hommes anciens) demeuraient encore dans l'Ile, une vieille femme, qui bûüchait du bois, entendit pleurer un petit enfant; mais elle ne put | parvenir à le trouver. Cependant, s’étant remise hi à bûcher, elle entendi de nouveau crier l’enfant, ! et se mit à sa recherche. À la fin, elle le trouva au milieu d’un tas de bouse de bison. Elle le recueillit et l’éleva. Re: |

C’est à cette particularité que cet enfant dut le nom de Umitchimo awasis (l'Enfant de la Bouse, ou l’Enfant-Bouse), que lui donnèrent les Cris.

Dès que Bouse commença à parler, il dit à ses parents adoptifs :

— Vous me donnerez tous les os à moelle (les tibias des jambes de devant) des rennes (1) que

très scandée.

isme ou ofént les prêtres.

su). Ils céièéwi ou le Traleurs powakans epas final, qui une fète du circonstances.

‘ils nomment

Ils croient à tent un esprit

(x) Cette particularité prouve que les Cris vivaient anciennement beaucoup plus au Nord ; car dans les prairies de l'Ouest, qu’ils habitent actuellement, il n’y a pas de rennes.

vous tuerez. À ce prix, je serai votre protecteur et je vous pourvoirai de toutes choses.

Les Cris y consentirent, et pendant longtemps ils payèrent à l'Enfant ce tribut. Mais, à la fin, quelques-uns d’entre eux se dirent :

— Cet enfant n’est propre à rien. Il est bien inutile que nous lui donnions ce qu’il nous demande.

Dès que Bouse connut leur détermination, il dit à la vieille grand’mère qui l’avait adopté :

— Mère, partons de suite. Je t’assure que mes oncles (il désignait ainsi ses parents d’adoption) vont être en proie à la famine, et qu’ils apprendront à m’estimer. |

La grand’mère redoutait ce voyage.

— Que crains-tu, grand’mère ? lui dit l’Enfant- Bouse.

Lui voyant tant d’assurance, la vieille eut foi en cet enfant et partit avec lui.

Ils descendirent vers un grand lac, où l’enfant la pria de camper pour y pêcher à l’hameçon.

Elle lui obéit, et prit dans ce lac une énorme truite-saumonée (1) ainsi qu’un poisson-homme (brochef).

— Allons, grand’mère, fais du feu et camipons! dit Bouse.

(1) Ceci ne convient qu'aux grands lacs du Nord.

protectenr

longtemps , à la fin,

Il est bien nous de-

nation, il dopté :

re que mes d'adoption) ils appren-

it l'Enfanteille eut foi où l'enfant l’hameçon.

ne énorme

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eu et canl-

brd.

Elle lui obéit encore. Mais, pendant la nuit, l'enfant magique disparut, au grand désespoir de la vieille, qui se désolait de son absence.

Après avoir beaucoup pleuré, elle finit par s'eidormir. Pendant son sommeil, Bouse revint avec ses mitaines remplies de langues de rennes.

— Grand’mère, dit-il en lui montrant la tête d'un faon de renne qu’il apportait aussi, voilà un petit caribou, qui s’est beaucoup moqué de moi. Tu vas m'en faire rôtir la tête, n'est-ce pas?

Il tuait donc, par sa puissance magique, un grand nombre de rennes, et vécut fort à son aise, en compagnie de la vieille.

Quand Bouse fut devenu grand, il dit à la vieille :

— Je vais aller visiter mes oncles, mère, afin de m’assurer de quelle manière ïls vivent sans moi.

Il disparut encore pendant la nuit, et se trouva aussitôt rendu chez ses anciens parents d'adoption.

— Mes oncles, quoi! vous vivez encore (1) ?

leur dit-il en les revoyant, après cette longue absence.

Alors tous les Cris accoururent pour le voir. On lui fit fête et honneur. On lui servit un festin et on le reçut si bien qu’il demeura parmi eux.

(1) Formule de salutatiow usitée chez les Cris et les Dènè,

Il y épousa même deux femmes sœurs, après avoir été chercher sa vieille grand’mère.

Toutefois, Bouse ne s’approcha jamais de ses deux femmes; il les laissa vierges et les traitait comme si elles eussent été ses sœurs. Elles s’en indignèrent, le méprisèrent et finirent par l’abandonner l’une après l’autre, pour se donner un autre mari moins continent (1).

Outré de cette infidélité, et blessé jusqu’au fond de l’âme de la trahison de ses épouses qu’il aimait, Bouse dit à sa grand’mère, avec mauvaise humeur :

— Hors d'ici, grand'mère. Va-t-en donc, toi aussi. Quant à moi, je vous laisse, et vous ne me reverrez plus que lorsque je serai dans la lune,

Ii dit et disparut, laissant la pauvre vieille tout en larmes.

On ne le revit plus jamais sur cette terre. Mais il se montre dans la lune, où tu peux le voir comme nous. |

Là finit l’histoire de l’Enfant-Bouse des Cris.

Racontée par Nahapémew-Okosisa, au lac des Hamegçons, en 1881.

(1) Comparez avec la première légende Dindjié.

xurs, après re.

mais de ses les traitait . Elles s’en par l'abandonner un

IT

AYATG-OT-’ATAYOKAN (1)

(H.STOIRE DE L'ÉTRANGER)

Un homme avait deux femmes, mais point d'enfant. Une seule de ses deux épouses avait eu un fils d’un premier mariage, et l’autre femme n'aimait pas cet enfant, qu’elle jalousait. Mais l’enfant ignorait cette haine de sa tante.

Un jour d’automne, il s’en alla dans le bois avec elle pour recueillir des fruits sauvages. Ils cn ramassèrent beaucoup ensemble toute la journée, et retournèrent le soir à leur mikiwap (loge).

Mais la vieille, à l’insu du jeune homme, avait pris un faisan au collet, et, avant qu'ilne fût mort et pendant qu’il se débattait, elle plaça l’oiseau sous sa robe pour qu’il lui déchirât et ensanglantât les cuisses.

Lors donc qu’elle fut revenue auprès de son

sé jusqu’au pouses qu'il ec mauvaise

n donc, toi et vous ne rai dans la

vieille tout

terre. Mais eux lé voir

des Cris.

sisa, au lac des

(1) Si l’on fait dériver ce nom de la racine hilléni ayat, il signifie lié, attaché, comme le nom de Loth. Si on le tire de la racine Aya, il a le sens de couvert, enterré, ce qui convient au nom d’Orphée. Ce mythe s’appliquerait donc à Loth ou à son relatif égyptien Osiréi ou Orphée.

mari, la méchante femme mentit contre le jeune homme, son neveu, disant à son mari :

— Le fils de ma rivale a voulu me faire ceci et cela. Mais moi je n’ai pas consenti. Heureusement qu'ilne m'a pas touchée; et toutefois, il m'a ensanglanté par tout le bas du corps en m'assaillant impudiquement. Vois donc par toi-même ce qu’il m'a fait.

Alors cet homme fut grandement en fureur contre le fils de l’autre femme; et, transporté par la jalousie, il lui dit, le lendemain :

— Nous allons aller dans l'Île en canot, mon fils.

Et ils se rendirent dans l'Île (1).

Ils abordèrent dans l’île, et cependant le vieillard ne voulut pas débarquer. Il dit seulement à son beau-fils :

— Va, toi-même, et ramasses-y tous les œufs d'oiseaux aquatiques que tu y trouveras.

Le jeune homme, sans méfiance, ramassa donc les œufs et les porta dans la pirogue.

Lorsqu'il eut fini, le vieillard lui dit encore :

— Maintenant tu vas aller tout à la pointe de

(1) De quelle ie est-il question dans cette légende et la pricédente, c'est ce que les Cris eux-mêmes ignorent. Toutefois, je ferai remarquer que, à l’embouchure du fleuve Amour, où se trouve la grande île Saghalien, habitent les Tartes Ghiliaks dont le nom vrai est identique à celui des Algonquins, Khillini.

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CRIS

tre le jeune L 3

le faire ceci . Heureusetoutefois, il rps en m’asir toi-même

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sende et la préit. Toutefois, je Amour, où se s Ghiliaks dont ns, Khillini.

l'ile, car il n’y a que là que l’on trouve des œufs bleus, et il y en a beaucoup. Vas-y; quant à moi, je t’attends ici.

Pour lors, le petit nomme s’en alla réellement et de bonne foi ramasser les œufs bleus tout au bout de l’île.

Un moment il se retourna afin de voir à quelle place était son père, pour ne pas se tromper; mais le vieux mauvais n’était plus au rivage, il avait déjà gagné le large à la hâte. Il voguait tout là-bas sur les eaux.

Alors le petit homme appela celui qui était comme son père. Il cria après lui; mais lautre ne daigna même pas tourner la tête. Finalement, lui et son canot disparurent à l'horizon.

Or, le garçon que le méchant homme venait d'abandonner se nomme Ayutç (l'Étranger). C’est ici seulement que commence son histoire. Désormais, l’histoire ne parle plus que de lui.

Donc, Ayatg demeura dans l'ile, et s’y nourrissait d’œufs d'oiseaux aquatiques qu’il mangeait crus. C’est de cela seulement qu’il vécut.

Après avoir habité cette île pendant longtemps, un jour il eut un songe. Il rêva qu’une mouette (Kiyassa) gigantesque lui tenait ce langage :

— Ayat, tue-moi. Quand tu m'auras tuée, écorche-moi et revêts-toi de ma peau. Mais prends bien garde de ne point rompre les os des

ailes. Si tu fais ainsi, et que tu t'introduises dans ma peau, tu essayeras de voler. Si tu parviens à voler, tu pourras traverser la mer. Voilà la seule chance qui te reste de sortir de cette île.

Elle dit, la mouette, et Ayalç se réveilla. Alors les choses se passèrent comme il venait de les rêver. Il aperçut une gigantesque mauve, il la tua, l’écorcha, se revêtit de sa peau et essaya de voler. Il y parvint un peu et se crut capable de pouvoir traverser la Grande Eau. Il s’envola donc hors de l’île, prit son vol à travers l'Océan; maïs les forces lui manquèrent, son oiseau faiblit, et il tomba dans la mer, pour y périr sur un rocher (1).

Cependant Ayafç s’endormit sur le récif aride lorsque, durant son sommeil, un montre marin

(1) Comparez avec la légende d’Atsina (p. 63), et de Ratsonné (p. 174), revètus de la défroque du grand aigle blanc appelé ailleurs ÆKodépalé, Olbali, Opa, Odelpali, c’est-à-dire la Candeur. Tels, les Mexicains prétendaient avoir été introduits dans l’Anahuac par Quetxal-Cohuatl, revètu de la dépouille de l'oiseau Opis ou l’Invisible ; tels les Kolloches prêtent les ailes du grand aigle Chethl à leur législateur Yebl.

Ce héros me paraît identique au dieu égyptien Knepb ou Cnuphis, homme à tête d'oiseau, appelé aussi l'Esprit de Dieu, et dont le fils s’appelait Opas au Phtha.

Nous avons également ici une figure hébraïque, témoin cc passage de l’Apocalypse :

« On donna à la femme deux ailes d’un grand aigle, afin qu’elle s'envolät dans le désert, » (Ch. x11, v. 13 et 17.)

CRIS

oduises dans u parviens À oilà la seule île.

veilla. Alors enait de les ive, il la tua, iya de voler.

e de pouvoir donc hors de n; mais les faiblit, et il sur un ro-

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(p. 63), et de rand aigle blanc

#, c’est-à-dire la ir été introduits la dépouille de prêtent les ailes

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ique, témoin ce

orand aigle, afin t 17.)

(Piciskiw) lui apparut en songe. Sortant du ford de la mer, il lui sembla que le Piciskiw lui disait :

— Ramasse sur le rocher beaucoup de petits cailloux, monte sur mon dos et place-toi entre mes cornes (car c'était un poisson-cornu), et je vais t’emporter d'ici. Cependant, il faut que tu saches que je ne vogue jamais quand le temps est à l’orage ou seulement couvert. Alors, je demeure au rivage ou bien immobile ; mais quand il fait beau, je me promène et je voyage sur l’eau. Si donc tu vois que, malgré le beau temps, je ralentis ma course, avertis-moi en lançant quelquesuns de tes cailloux après mes cornes, et aussitôt je ferai plus de diligence.

Aïnsi parla le poisson énorme, et, ayant dit ainsi, il partit en effleurant la surface de l’eau.

Ayatg s'éveilla encore une fois, et il vit que tout lui arriva comme il l'avait rêvé. Il aperçut le Poisson-Cornu gigantesque, qui lui parla comme il lui avait parlé dans son rêve; il fit provision de cailloux, se plaça entre les cornes de son Grand- Père, qui lui dit en partant comme le poisson du rève :

— Frappe mes cornes, si tu vois que je ralentis ma course, et avertis-moi.

Ainsi donc Ayatç vogua sur le dos du Piciskiw, dont il frappait les cornes lorsqu'il voulait le faire

avancer plus vite. C’est ainsi qu'il parvint à traverser la mer, en venant de l’Occident, et qu'il aborda sur cette terre.

Avant de le quitter, son Grand-Père le gros poisson cornu (1) dit à Ayalç:

— Mon fils, te voilà parvenu sur cette terre qui est ta patrie. Mais, avant d’arriver chez tes parents, tu auras à franchir la bouche de la terre (2). Or cette bouche est toujours béante, et elle engloutit les habitants. Voilà donc ce que tu feras. Prends ces objets et aussitôt que tu te trouveras en présence de la bouche terrestre, jette-les-lui en tribut ; elle les avalera, se fermera, et tu la franchiras sans danger.

Or ceci également arriva à Ayalç.

Aussitôt qu’il eût débarqué sur cette terre et

(1) Les Mexicains en disaient aussi autant d’Yrnos l’Espadon.

(2) Cette bouche de la terre, ouverture fabuleuse, que nous trouvons dans les légendes kanaques et américaines, est pourtant renouvelée des Grecs et des Latins, qui lui donnaient le nom de Ostia Ditis et de Plutonie Nous l’avons vue dans li légende de Naëtiéwer (p. 130) et dans d’autres passages.

C'est encore une figure hébraïque, comme l’atteste cet autre passage de l’Apocalypse :

« Mais la terre aida la femme, et la terre ayant ouvert sa boucix, elle engloutit le fleuve que le dragon avait vomi de sa boucle, pour la faire entraîner et la submerger. » (Ch. x11, v. 15.)

Cette dernière image rappelle le haut fait d'Etsætchoksen (p. 41) et d'Enna-Guhini (p. 138).

Les Égyptiens, qui y croyaient aussi, appelaient la bouche terrestre Ro Pegart. (G. Maspéro, Contes Égypt.; introd., p. Lx11.)

vint à trat, et qu'il

re le gros

cette terre r chez tes a terre (2).

et elle enie tu feras.

e trouveras e-les-lui er tu la fran-

te terre et

uos l’Espadon.

se, que nous es, est pourdonnaient Île vue dans li sages.

ste cet autre

sert sa boucie, He sa bouche, V. 15.)

boksen (p. 41)

at la bouche bd., p. LXII.)

qu’il eut pris congé de son charitable grand-père, ii commença à cheminer en se dirigeant vers l'Orient, lorsque tout à coup, à son grand effroi, la terre s’entr’ouvrit pour le dévorer. Là, sous ses pieds, était sa gueule béante, horrible. Une mort affreuse menaçait ÆAyat;, lorsqu'il se ressouvint des paroles du poisson-cornu.

Il jeta dans le gouffre les objets que son grandpère lui avait donnés, et aussitôt la terre ferma la bouche et le laissa passer.

Après avoir voyagé longtemps, il atteignit enfin son pays, et revit la loge de sa mère. Alors, il se fit petit oiseau, et s’en alla voltigeant près de sa mère. Mais elle, qui croyait son fils mort, ne le reconnut pas. Quant à lui, il s’aperçut bien que sa vieille mère ne le reconnaissait pas, et se contenta de lui dire simplement dans son chant :

— Femme, ton fils Ayafçs est arrivé : « Kikusis Ayatg takussin ! (1). »

Alors la vieille dit, en entendant le petit oiseau :

— Ayatç, mon fils, il y a longtemps qu'il est mort. Pourquoi me tromper, oiseau, en nrannonçant son retour ?

Tant À coup il redevient homme, et s’écrie en embrassant sa vieille mère :

(r) Comparez avec la légende d’Zutlon-pa,

or

D 3 re qu sr

— En vérité, ma mère, c’est bien moi qui suis ton fils Ayalg !

Alors il entra dans le mikiwap.

— Entre, mon fils, entre vite, s’écria le parâtre homicide dès qu’il revit celui qu'il avait sacrifié dans un accès de jalousie; entre, il y a ici beaucoup de place. Voilà que je vais t'apprèter un festin. Je vais te servir moi-même, mon fils. Ah ! c’est qu’il y a longtemps que tu étais mort. Maintenant tu revis, assurément, Ô mon fils |

Mais lui :

— En vérité, tu vois cette flèche, vieux, si je la décoche en l’air, le lieu où elle tombera s’enflammera aussitôt, je te le dis.

— Wiychow ! mon fils, jamais je n'ai vu faire à un homme une merveille semblable, répondit le vieux meurtrier.

— Eh bien ! puisque tu en doutes, je vais t’en convaincre; tu vas le voir de tes yeux.

Aussitôt il tira sa flèche verticalement. Elle retomba, et l’endroit où elle s’enfonça s’enflamma, et ce feu se répandit de toutes parts. C’est au point que le monde entier brüûla.

— Ah! mon fils, mon fils, comment ferai-je pour échapper à l'incendie qui dévore tout?

s’écria le vieillard.

— Eh bien ! prends ce saindoux et frotte-t’en

i qui suis

a le pad'il avait >, il ya

t’apprène, mon

tu étais , Ô mon

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vu faire répondit vais t’en Elle reflamma,

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ferai-je tout ?

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tout le corps. Par ce moyen, le feu ne t’atteindra pas, répondit Ayatç.

Le vieillard en agit ainsi, et aussitôt le feu s'empara de lui et le consuma encore plus vite. Il périt comme tous ses semblables, et tout fut brûlé.

— Ma mère, quels sont ceux d’entre ces hommes qui ont eu pitié de toi, qui t'ont secourue ? dit Ayatç à la vieille. Dis-moi, combien y en a-t-il ?

Alors.elle énuméra ceux qui l’avaient aimée, qui avaient eu pitié d’elle. Et ceux-là ne furent pas brûlés. Quant aux autres hommes, ils périrent tous.

Ayatç cependant continua à vivre longtemps avec sa mère. Et là est la fin de son histoire très réelle, car c’est nous qui sommes les descendants d’Ayatç.

Racontée en 188r, au lac des Hameçons, par le même.

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