‹ Traditions indiennes du Canada nord-ouest [microforme]Chapitre 137 sur 160 · LÉGENDES ET TRADITIONS DES PIEDS-NOIRS OÙ NINNAX · texte numérisé non relu

LÉGENDES ET TRADITIONS DES PIEDS-NOIRS OÙ NINNAX

NOTICE ETHNOGRAPHIQUE

Les Pieds-Noirs ou Ninnax (hommes) forment une petite nation de sept mille âmes, qui, jadis, étendait ses chasses jusque sur les bords de la rivière Castor, mais qui, depuis, re- ; foulée par ses voisins, les Cris, et par les empiètements de la à À civilisation, a été confinée dans le Sud du district d’Alberta, sur :

les bords des rivières des Arcs, Bonhomme, Blaireau et autres HE petits affluents du haut Missouri et de la Saskatchewan du Sud. F

La nation des Ninnax se divise en trois fractions sœurs, qui 14 se disent être issues des trois fils d’un même père, jadis leur | ï héros et leur législateur, devenu ensuite leur dieu solaire. }

Cet homme s'appelait Napi ou Napé, le Parfait ov ie Vieillard. Il habite actuellement dans le soleil ou Nats.

De Napi issurent : Kaïna, l'Homme de sang, qui fut le père des Kaïnax ou Gens du sang ; Piéganiw, le Pillageur, ancêtre des Piéganix ou Piéganes, et enfin, Sixikaké, l'Homme arr pieds noirs, le Magicien, père des Sixikakex ou Pieds-Noirs proprement dits.

A ces trois fractions se rattachent les Sarcix ou Mauvais monde, appelés aussi Castors des prairies, qui sont un petit noyau de 400 Déèné que des mésintelligences ont séparés de leurs frères de la rivière la Paix; et les Arrapahos, Minnetaries, Atsina ou Absoroké, appelés encore Gros-Ventres. Mais ceux-ci ont émigré dans les États-Unis, sur les bords de la Plata du Nord.

Le type Pied-Noir est blanc, mais il se rapproche de l’Hindou de race dravidienne ou kuchite, dont ces sauvages ont le culte sabéite, et la barbare coutume des mutilations et des pénitences en l'honneur du dieu-solaire, à l'instar des adorateurs de Mariatala et de Supramania.

Ils exposent leurs raorts à la dent des bêtes fauves, comme les Tibétains et les Hindous boudhistes.

Le crime d’adultère chez la femme est puni par la perte du nez, ainsi que le faisaient les Tchippewayans et les anciens Égyptiens.

Nus par le haut du corps, ils portent un immense pagne qui tombe jusqu’à leurs talons en manière de jupe à la javanaise. Sous ce pagne, ils portent aussi des jambières. Mais ils se couchent entièrement nus, roulés dans leur pagne et lac rture qui leur sert de manteau,

Sur ce dernier vêtement, les Pieds-Noirs font brode, , … 1eurs femmes des écussons circulaires en verroteries ou en porc-épic, qui sont leurs blasons respectifs, à la manière des Japonais.

Ils se peignent le visage de la façon la plus excentrique. Mais la peinture, sur le visage d’une femme ou d’une fille, est une invitation à la joie que la jeunesse comprend très bien.

Leur langue offre des analogies avec l’esquimau et le cris; mais ils ont des gutturales comme les Déné,

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NAPÉ ou NAPI

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