PATA-YAN
(LES PyGMÉES)
Les paia-yan étaient des hommes fort petits et
qui pullulaient dans le pays qu’ils habitaient. On ne pouvait que difficilement en venir à bout,
parce que, lorsque l’on voulait s’en défaire, ils.
se couvraient tout entiers d’un grand: bouclier sous lequel ils disparaissaient.
Un jeune homme, que ses parents tourmentaient, les ayant laissés, s’en alla, dit-on, visiter le pays de ces Pygmées. C'était un homme barbu, autant que nous pouvons nous en souvenir.
Le jeune homme barbu s’en étant donc allé:
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dans le pays où pullulaient les pata-yan, entra sans façon dans une loge et y demanda l’hospitalité.
— Je vous prie de me donner à boire, demanda-t-il à un vieillard pygmée.
— Ma femme, dit le vieillard à son épouse, je suis trop vieux pour servir cet étranger, va donc lui chercher à boire.
Ce disant, il lui passa la coupe.
Ils le traitèrent assez bien, mais ils ne l’appelaient que du nom d’étranger.
— Pourquoi m’appelez-vous ainsi, leur dit le jeune homme barbu, puisque je viens habiter parmi vous ?
Cependant les Pygmées levèrent le camp pour le transporter plus loin, et l'étranger barbu les suivait.
— Partez les premiers, leur dit-il avec méfiance, et je vous suivrai.
Mais ils ne le voulurent pas; puis, lorsque le jeune homme fut parti, les pata-yan le suivirent, sans doute avec de mauvais desseins.
Cependant le jeune homme les quitta et s’en fut au loin. Il atteignit une Terre haute dont les pentes rapides s’étendaient au loin. Là il campa au sommet de la montagne.
Mais les Pygmées l'y rejoignirent et ils couvrirent bientôt les déclivités de la Terre haute.
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lis se cachaient de lui afin de le surprendre, ce qui ne leur était pas difficile, vu leur extrême petitesse.
Il ne savait comment en venir à bout. Tout à coup il eut une heureuse idée. Il y avait là quantité de gros buissons épineux parfaitement secs, il les coupa, en fit un gros m ssif et le fit rouler sur les Pygmées uu haut de la montagne. Leur chair en fut tout ensanglantée, et, de cette manière, il les détruisit entièrement. Il n’en survécut pas un seul.
AXXI
TA-ÉDIN-YAW